A vous rendre marteau

Que je vous raconte. Voici un peu plus de 2 semaines maintenant que nous occupons, ma compagne, notre chatte et moi, un appartement sur jardin vraiment très calme.

La première semaine, quelques travaux m’ont conduit à prendre congés afin que nous puissions déballer nos cartons dans du tout frais repeint. Or, pendant cette semaine, j’ai eu la désagréable impression que le calme n’était vraiment que tout relatif.

En effet, un loustic s’amusait à marteler une surface du lundi au vendredi, de 9h à 18h environ, avec interruption d’une heure au déjeuner. Et parfois, vu le rythme, j’entendais clairement qu’ils s’y mettait à plusieurs, les gueux. J’y allais donc ferme de mes supputations : un appartement en court de rénovation dans l’immeuble, un voisin qui se fait poser une cuisine[1], un atelier de sculpture sauvage, un asocial adepte du marteau…

J’ai donc commencé par appeler le gardien en vue de savoir si un appartement était en travaux. Négatif ! Que ce soit pour la pose de cuisine ou pour la rénovation générale, cette piste tombait à l’eau.

Je suis donc parti sur la piste du sculpteur psychopathe exerçant son art en immeuble résidentiel. J’ai par conséquent occupé mes pauses, lors de mes deux derniers jours d’activité peinture, à traquer l’origine du bruit. Sans succés. Dès lors que je montais, le bruit semblait provenir de chez moi et je savais qu’il n’y avait occupant en journée ni à l’étage immédiatement supérieur, ni à l’étage immédiatement inférieur[2]. De plus, la configuration des lieux excluait d’office mes voisins de palier, aucun mur n’entrant en mitoyenneté.

Puis est arrivé vendredi soir, le week-end et la reprise du boulot et je n’ai plus entendu mes marteleurs…

Vous vous demandez donc pourquoi je vous emmerde avec mes histoires de marteau. J’y viens.

Aujourd’hui, en raison d’un mobilier qui nous était livré, j’ai posé congé. Et devinez quoi ? Gagné ! Dès le matin, paf ! Les tarés tapeurs ! Et avec une vigueur rarement atteinte lors de la première semaine.

Vous n’imaginez pas à quel point ça a pu m’agacer. Comme les livreurs sont arrivés tôt, j’ai pu disposer d’un temps appréciable pour chercher le type au marteau, le tout dans l’optique évidente de lui en faire bouffer la tête avant de lui introduire le manche où vous pensez que je pense. Pendant une demi-heure j’ai tenté de cerner la source, à m’élancer dans la cage d’escalier au moindre choc. Un instant, j’ai pensé l’avoir localisé lorsque le bruit s’est tu. En désespoir de cause, j’ai tout de même sonné à l’appartement en face duquel je me trouvais. Personne ![3]

Dépité, je suis rentré chez moi. Et puis, je me souvenu que j’avais une course à faire. Plutôt que de passer par le chemin traditionnel, j’ignore ce qui m’a pris, j’ai emprunté un autre parcours via une rue jouxtant mon immeuble. En entrant dans cette rue, j’entends alors un martelement évocateur rythmé de la même manière que celui qui m’emmerdre à demeure. J’avance… et constate avec dépit qu’une équipe d’ouvriers en bâtiments oeuvre à déjointoyer des pierres de taille pour refaire un rez-de-chaussée dans un immeuble attenant au mien, et dont le mur est pile poil à niveau du mur de ma cuisine. A vu de nez, il en auront pour encore un petit mois.

Ca ne me rassure pas mais au moins, j’ai trouvé. Vivement 19h.

Notes

[1] Le bruit est plus fortement prononcé dans la cuisine.

[2] Le rez-de-chaussée

[3] Tant mieux, ça m’aura évité de passer pour un con

Giskette

Geekette coquette avec un chat et un gros défaut... mes parents : je m'appelle Gisèle

2 réponses

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