Aberration biblique n°64 – Si tu la sautes, je te bute et je te coupe les couilles

Dans le dernier épisode, Abraham rejouait le coup du « C’est ma soeur » avec son épouse, Sara. Il semblait agir par pure lâcheté, auprès d’Abimélec, roi de Guérar, afin de préserver sa vie.

Abimélec tombait dans le panneau et sous le charme de Sara. Abraham avait la vie sauve. Tout allait bien ou presque.

Ou presque parce qu’à notre époque, cette manipulation passerait pour du vol en réunion ou de l’association de malfaiteurs. Explications :

Abimélec s’est emparé de Sara en toute bonne foi, comme en atteste la parole de Dieu en Genèse 20:6 :

Dieu lui dit en songe: Je sais que tu as agi avec un coeur pur.

Il n’a aucune raison de douter de la parole du vieil Abraham. Mieux, ce bon roi n’a en tête que l’envie de s’adonner à ses penchants gérontophiles (Sara a plus de 90 ans, tout de même !).

Imaginez alors comme il a dû déchanter quand Dieu lui est apparu en songe, dans cet illustre passage de Genèse 20:3-11 :

Alors Dieu apparut en songe à Abimélec pendant la nuit, et lui dit : Voici, tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée, car elle a un mari.
Abimélec, qui ne s’était point approché d’elle, répondit : Seigneur, ferais-tu périr même une nation juste ?
Ne m’a-t-il pas dit : C’est ma soeur ? et elle-même n’a-t-elle pas dit : C’est mon frère ? J’ai agi avec un coeur pur et avec des mains innocentes.
Dieu lui dit en songe: Je sais que tu as agi avec un coeur pur ; aussi t’ai-je empêché de pécher contre moi. C’est pourquoi je n’ai pas permis que tu la touchasse.
Maintenant, rends la femme de cet homme ; car il est prophète, il priera pour toi, et tu vivras. Mais, si tu ne la rends pas, sache que tu mourras, toi et tout ce qui t’appartient.
Abimélec se leva de bon matin, il appela tous ses serviteurs, et leur rapporta toutes ces choses ; et ces gens furent saisis d’une grande frayeur.
Abimélec appela aussi Abraham, et lui dit : Qu’est-ce que tu nous as fait ? Et en quoi t’ai-je offensé, que tu aies fait venir sur moi et sur mon royaume un si grand péché ? Tu as commis à mon égard des actes qui ne doivent pas se commettre.
Et Abimélec dit à Abraham : Quelle intention avais-tu pour agir de la sorte ?
Abraham répondit : Je me disais qu’il n’y avait sans doute aucune crainte de Dieu dans ce pays, et que l’on me tuerait à cause de ma femme.


Ainsi, Abimélec passa de roi Païen peinard à vil pendard en sursis sous le jeu mesquin de Dieu et de son prophète Abraham.

Coincé tel un mari adultère qu’il n’était pas, voilà le roi de Guérar, tremblant pour sa vie, poussé à offrir bétail, argent et territoires à ses hôtes honteux, comme écrit en Genèse 20:14-18 :

Abimélec prit des brebis et des boeufs, des serviteurs et des servantes, et les donna à Abraham ; et il lui rendit Sara, sa femme.
Abimélec dit : Voici, mon pays est devant toi ; demeure où il te plaira.
Et il dit à Sara : Voici, je donne à ton frère mille pièces d’argent ; cela te sera un voile sur les yeux pour tous ceux qui sont avec toi, et auprès de tous tu seras justifiée.
Abraham pria Dieu, et Dieu guérit Abimélec, sa femme et ses servantes ; et elles purent enfanter.
Car l’Éternel avait frappé de stérilité toute la maison d’Abimélec, à cause de Sara, femme d’Abraham.

Plus abject encore, voire comble de la perversité divine, ou simplement expression d’esprits abracadabrantesques, la maison d’Abimélec avait été rendue impuissante alors qu’il était innocent et dès qu’il s’était emparé de Sara :

Car l’Éternel avait frappé de stérilité toute la maison d’Abimélec, à cause de Sara, femme d’Abraham.

Ahhh ! Amour du prochain, quand tu nous tiens…


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