Bien être et santé #12 – Sécurité sociale en péril ?

Question légitime en regard de toutes sortes de plans appliqués depuis environ 30 ans et qui n’ont pas réglé son financement.
On assiste à de nombreux déremboursements, de nombreuses franchises, mais le mode de financement ne change pas, alors que dans un grand nombre de domaines et d’entreprises, les hommes sont remplacés par des machines sans altérer les revenus des entreprises concernées.
Il y a donc un problème.

Budget 2005 de la sécurité sociale (régime général) :
– Maladie -> 121 milliards d’euros, soit 47 % du budget total Sécurité Sociale
– Vieillesse -> 78 milliards
– Famille -> 50 milliards
– Accidents travail -> 9 milliards

– Total -> 258 milliards d’euros (env. 360 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes obligatoires de base)

En guise de comparaison, le budget de l’état (recettes), en 2007, était de 226 milliards d’euros.
A quelques dizaines de milliards près (258/226), hors actualisation sur la même base de date, le budget sécurité sociale et de l’état français sont de même niveau.

En tous cas, si ces chiffres ne sont pas tout à fait exacts, ils donnent un ordre de grandeur.

Le financement est assuré avec :
– les cotisations des salariés
– les cotisations patronales
– la CSG (contribution sociale généralisée)

A ce sujet, il semblerait que des cotisations non perçues, seraient d’une valeur telle, qu’elle couvrirait très largement le déficit actuel.
Et comme dirait Anne Roumanoff, on ne nous dit pas tout.
J’ajoute que l’accès à cette information, pour nous, citoyens lambda, est très difficile.

L’assiette des cotisations étant les salaires dont leurs augmentations est en berne, ne suffisent pas à contenir les dépenses croissantes de la sécurité sociale. On peut même dire, qu’avec les pertes d’emplois actuelles, le poste recettes de la sécurité sociale n’évolue guère voire régresse.

Franchises médicales

Depuis le 1 janvier 2005
Participation de 1 euro pour toutes consultations ou actes réalisés par un médecin ainsi que les examens radiologiques ou analyses.

Depuis le 1 janvier 2008
Franchise médicale plafonnée à 50 euros par an,
– sur les boîtes de médicaments, à raison de 0,50 euro par boîte ou autre mode de conditionnement
– les actes paramédicaux, à raison de 0,50 euro par acte paramédical, avec plafond de 2 euros par jour
– les transports médicaux, à raison de 2 euros par transport, avec plafond de 4 euros par jour
Et je ne parle pas d’autres franchises existantes touchant les frais hospitaliers, etc….

sachant que, pour toutes ces franchises, certaines catégories de personnes en sont exemptées.

Déremboursements médicaments par le SMR*

650 médicaments ont été déremboursés ou moins remboursés depuis 2002, parmi les 4500 médicaments environ disponibles dans la pharmacopée française.

Réflexion

Ne sommes nous pas en droit de nous demander si,
– avec les déremboursements,
– les franchises médicales,
que si on voulait disloquer la sécurité sociale pour la précipiter dans les bras des compagnies d’assurances privées, qui sont en embuscade, qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Ne dit on pas que »quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ».

La manne de la branche maladie (121 milliards d’euros en 2005, 47% du régime général de la SS) est tellement importante et les orientations politiques actuelles, plutôt enclines à favoriser les catégories privilégiées de Français, que le danger est bien là, d’une mise à bat de la sécurité sociale, et qu’il faut être très très vigilant.

Le déremboursement des médicaments ne serait-il pas un attrape nigaud ?
Ces suppressions ne sont elles pas une aubaine, pour les laboratoires, pour créer des médicaments similaires, avec un nouveau statut, neutralisant ainsi l’effet médicaments génériques ?

Le SMR* (service médical rendu), en charge du statut des médicaments, n’est il pas galvaudé au profit d’une gestion purement comptable et malsaine ?

Actuellement, les remboursements sont réalisés avec le barème suivant :
70% avec parcours de soin coordonné
50% sans parcours coordonné
30% sans parcours coordonné annoncé à partir du 1 février 2009 au lieu de 50%.

Ce ne sont pas ces dispositions qui vont combler un trou existant depuis environ 30 ans.

Le financement est obsolète, ça ne fait pas l’ombre d’un doute mais, les politiciens en charge des affaires, actuellement, ne sont visiblement pas disposés à s’orienter dans cette voie.
Il faudra probablement attendre de les remplacer.

Voilà, je tenais à mettre en perspective un certain nombre d’éléments de réflexion sur un sujet oh ! combien très très important, puisqu’il touche à notre santé et à notre sérénité face aux conditions de vie qui nous sont faîtes, aujourd’hui.

Qu’en pensez vous ?

A bientôt.

Corpore Sano / Bien être et Santé – sommaire

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