FB Gagnant-Placé à 40/1

Je n’ai pas l’habitude de parler des personnalités politiques en termes élogieux tant elles m’agacent. Je ne leur trouve aucun attrait. Leurs discours, leurs actes sont exclusivement propagandistes et, sous couvert d’altruisme ou de bien-être social, tournés invariablement vers la réalisation d’ambitions purement personnelles.

Le débat politique actuel, à un an de la présidentielle, tourne autour de Sarkolène – duo protéiforme démocrato-libéral à tendance répressive – , d’un noblion breton obscurantiste, du trio périphérique habituel – le borgne, la vieille et le postier – et … et … et … et … de l’outsider qui me surprend de plus en plus.

Après lecture et écoute des discours inquiétants basés, je le répète sur la surenchère et le « mon camp a forcèment raison », je lis et entends un type qui annonce :

Il est des moments dans l’histoire d’un peuple où il ne faut pas trier. Il est des moments dans l’histoire d’un peuple où il est criminel de trier, d’opposer les Français entre eux. Il est des moments dans l’histoire d’un peuple où il faut rassembler, dépasser les clivages du passé.

Naturellement, beaucoup de gens le refusent.

Le parti socialiste, à la demande de Laurent Fabius, a fait adopter dans sa synthèse, fait inouï, l’engagement de ne jamais gouverner qu’avec la gauche ! L’UMP, par la voix éminente et éclairée de M. Accoyer, a promis que ceux qui traverseraient le Rubicon, on le leur ferait payer ! Eh bien cette thèse, chacun chez soi, on gouverne pour les siens, surtout on ne travaille jamais avec d’autres, cette thèse, la thèse Fabius, la thèse Accoyer, la thèse Chirac, la thèse Robien, cette thèse de l’apartheid dans la politique française, cette thèse il faut l’appeler par son nom : si l’on y réfléchit, cette thèse est celle d’une offensante et désolante connerie (…) Il y a vingt-cinq ans qu’on nous fait le coup de l’apartheid. Et il y a vingt-cinq ans qu’on échoue misérablement et que les Français, à chaque alternance, renvoient dans leur ghettos ceux qui ne veulent pas qu’on en sorte.

C’est pourquoi je prends l’engagement, si je suis élu président de la République, de former un gouvernement avec des personnalités de qualité, d’où qu’elles viennent, pourvu qu’elles soient compétentes et qu’elles acceptent les principes de la révolution civique.

En proposant cela, je ne fais pas autre chose que de reprendre la trace qui fut celle des plus grands de la République française, celle par exemple du Général de Gaulle en 1958, qui pour reconstruire la France, associa au pouvoir le parti socialiste de l’époque, le centre de l’époque et la droite de l’époque, et c’est cela qui a redressé la France parce c’est cela qui a donné à tous la conviction que ce qu’on faisait, on le faisait pas pour un parti mais pour un pays.

Alors j’entends l’objection, on me dit : c’était la guerre d’Algérie. Et aujourd’hui, ce n’est pas la guerre, on n’a pas décrété l’état d’urgence il y a six mois ? Ce n’est pas signe de guerre quand l’extrémisme est entre 35 et 40% ? Ce n’est pas signe de guerre quand on a cinq millions de chômeurs et qu’on renonce à leur trouver du travail au point de prétendre qu’il n’y a pas d’autre possibilité, pour remplir les postes de travail de notre pays, de plus urgent, que l’immigration choisie ?

ou encore :

Je suis pour le vote obligatoire parce qu’il faut bien changer les choses, parce qu’on ne peut pas laisser des infimes minorités décider à la place des majorités, car dans un pays où l’école est obligatoire, où l’assurance sociale est obligatoire, la participation aux choix de la cité ne peut pas être optionnelle.

Cela veut dire que pour obtenir une majorité de premier tour, il faudra regarder l’ensemble de l’expression, le vote blanc en faisant partie.

Peut-être découvrira-t-on alors que certains votes extrémistes n’étaient pas autre chose que des votes blancs.

(…) Et je suis pour qu’il y ait dans notre démocratie, des changements immédiats, simples, lisibles par tous : présence obligatoire des députés à l’Assemblée pour participer aux votes, comme au Parlement européen, qu’on ne puisse pas être compté comme votant, si on n’est pas présent pour défendre son vote. Et si l’on n’est pas présent, suspension de l’indemnité parlementaire.

Personne ne doit pouvoir confisquer le pouvoir. La vraie séparation des pouvoirs, c’est le principe de la République nouvelle que nous voulons construire. Cela veut dire la maîtrise par les Assemblées de leur ordre du jour, la fin du passage en force par la suppression du 49-3 et des ordonnances.

Et responsabilité effective du président de la République, responsable de la politique de la nation, et donc doté de la faculté de s’adresser au Parlement réuni en Congrès, comme il a la faculté de s’adresser à la nation.

(…) La première des choses à conduire, la plus urgente, c’est la décolonisation de l’¬°tat. (…) Je n’ai aucune envie, après que l’¬°tat Chirac eût remplacé l’¬°tat Mitterrand, je n’ai aucune envie de voir l’¬°tat Chirac remplacé par l’¬°tat Sarkozy. Vous l’aurez compris, je ne suis pas un royaliste.

La révolution civique, c’est au plein sens du mot, la République et la démocratie »

Eh bien ce type, c’est François Bayrou. Ceux qui me connaissent ne manqueront pas de me faire remarquer que je suis à cent mille lieux de mon orientation politique habituelle.

En théorie, ils auront raison. Je souligne simplement le fait qu’à l’heure actuelle François Bayrou est le seul :

1/ à présenter un réel programme (vous l’avez vu celui des autres candidats ?)
2/ à exposer objectivement la réalité de notre pays sans haine ni diabolisation

Pour conclure, je vous conseille vivement de lire ça de bout en bout.. C’est long mais rafraichissant.

Alors… François Bayrou Président ?

Tadpu

Amatrice éclairée de nouvelles technologies. J'espère que mes quelques articles vous distrairont et vous éclaireront. Rédactrice de tadpu.com

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