Générale d’Optique, la fin des lunettes

Comme vous l’ignorez sans doute, je suis myope à tendance taupe. Comme vous ne le savez sans doute pas, je déteste aller chez le médecin, fût-il ophtalmologue. N’empêche qu’il arrive un jour où la consultation s’avère nécessaire… surtout quand vos pauvres petits yeux vous font souffrir ou que vous avez la facheuse tendance de vous asseoir sur vos lunettes.

Dont acte ! J’ai consulté.

Suite à la consultation, se posait le problème crucial du changement de verres et de monture, dans la mesure où mes bésicles redressés moultes fois ressemblent à… rien.

Par fainéantise et après mûre réflexion, il me fallait trouver un opticien près de mon boulot pour limiter les déplacements, ne pas financer un footballeur (Grand Optical), ni un chanteur quelconque que je conspue (Atoll ou Optic 2000). J’ai opté pour « La Générale d’Optique » dont le slogan est La fin des lunettes chères. Je me dis que là, au moins, fi des surcoûts publicitaires. En plus, c’est proche.

Je commande donc, après essais, une monture swissflex à mémoire de forme (pour les culs du matin sur monture en phase de torsion) avec verres sans reflets, amincis, sans rayures machin machin. Bon !

Comme le labo est extérieur au magasin, je dois patienter une semaine. Au stade où j’en suis, ça ne m’inquiète plus.

Une semaine après, je retourne dans le magasin de la Générale d’Optique et… pas de lunettes ! On m’apprend que lors de la monte des verres, les laborantins ont pété un truc et que c’est reporté d’une semaine. J’en déduis alors qu’ils doivent avoir un timing assez serré pour ne pas prendre le temps, alors qu’ils sont en labo, pour retenter la manip et fournir dans les temps. Je dois revenir en deuxième semaine.

Soit ! Au stade où j’en suis, ça ne m’inquiète plus.

Deux semaines après la commande initiale, me voici de retour à la boutique « La Générale d’Optique ». Je m’annonce à la vendeuse qui part fouiller dans les boîtes à la recherche de mes nouvelles lunettes. Elle trouve, me les montre de loin d’un air victorieux (je reconnais la monture rouge commandée), puis elle m’invite à la rejoindre pour l’essai et l’ajustement. Je m’asseois, les regarde et… ils se sont plantés de forme de verre !

Je commence donc à trépigner doucement, me demandant s’ils ne se foutent pas un peu de ma gueule. Mais soit ! La pauvre nana n’y est pour rien, le bon envoyé était le bon, ça a encore merdé au labo. Je dois revenir en troisième semaine.

Au stade où j’en suis, ça ne m’inquiète plus trop mais ça commence franchement à m’agacer.

Trois semaines après la commande initiale, c’est à dire aujourd’hui, je tente toute la matinée d’appeler le magasin pour m’éviter un déplacement inutile… Ca ne décroche jamais !

En conséquence, je me rend une nouvelle fois à la boutique de « La Générale d’Optique ». Je signale au gugus qui me réceptionne que j’ai tenté d’appeler mais que j’ai dû jouer de malchance puisque je n’ai eu aucun interlocuteur. Benoîtement, ce connard me dit qu’ils ont trop d’appels et qu’ils ne décrochent plus jamais. Soit ! Je le rassure dans le fait que la concurrence en optique est inexistante et qu’il a bien raison de mépriser sa clientèle. Dans la foulée, je m’enquiers du devenir de mes lunettes qui, selon toute théorie et conformément à l’alignement des astres, doivent être présents dans son échope.

Il cherche, peste, rougit, consulte son ordinateur et m’annonce… « Je ne comprends pas, il a dû y avoir une erreur, elles n’ont pas été livrées ». Puis de me dire qu’il va appeler le laboratoire, que je n’ai qu’à rentrer et qu’il a mes coordonnées-je-vous-rappelle-cet-après-midi-sans-faute.

Il est 20h26, le magasin est fermé depuis 1h30, j’attends toujours l’appel !

Demain je retourne à la boutique, elles ont intérêt d’être là telles que je les ai commandé.

En tout état de cause, je comprends pourquoi les lunettes de « La Générale d’Optique » sont conformes au slogan « La fin des lunettes chères »… on ne les a jamais !

NB : L’histoire continue… en route vers l’épisode 2 de la générale d’optique

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Giskette

Geekette coquette avec un chat et un gros défaut... mes parents : je m'appelle Gisèle