A l'aide Super-Dupont !

J'avais rédigé un long billet sur les relations franco-américaines pour amener la daube qui suit.

Finalement, à quoi bon.

Fuckfrance.com est un site anti français maintenu par une bande de raclures trés prolifiques.



PSP - Killzone : Liberation

"Killzone : Liberation" est une pure tuerie.

Ce jeu est tout simplement splendide et a un petit goût vintage qui n'est pas pour me déplaire.

Pourquoi vintage ? Parce que plus jeune, j'ai passé des heures sur un jeu nommé Cannon Fodder de chez Avalon Interactive. Il fallait diriger une équipe de soldats au travers de missions hyper bien ficelées. Et justement, Killzone : Liberation, c'est sensiblement le même principe, la difficulté et le graphisme "ouah !" en plus. Vous incarnez Templar qui se heurte aux troupes Helghast qui ne font rien que d'embêter de pauvres VIP qui n'ont rien demandé à personne.

Relativement simple à prendre en main, il vous garantit quelques bonnes heures d'énervement tant les missions s'avèrent difficiles.

On peut cependant regretter une vie de jeu un peu courte puisqu'il n'y a que 4 campagnes à mener (mais plein d'autres défis à remplir).

Bref, un très bon jeu pour PSP. J'irais même jusqu'à dire LE jeu à posséder sur cette console.


Localiser un téléphone portable

Un système gratuit et nouveau vient d'être lancé sur le marché. Il s'agit pour quiconque de pouvoir localiser n'importe quel portable GSM grâce au réseau de satellites SAT-PHONE.

Ce système localise seulement les portables avec technologie GSM et s’appuie sur la technique de triangulation des relais.

La marge d’erreur approximative par zone géographique couverte est :

  • o 10 mètres (max.) pour les portables d’Europe et du Royaume-Uni.
  • o 25 mètres (max.) pour les portables des Etats-Unis, d’Amérique du Sud et du Canada.
  • o 50 mètres (max.) pour les portables du reste du monde.

Ce service se nomme SAT-PHONE et promet de joyeux moments dans les chaumières. Il ne va plus falloir mentir sur le traditionnel "Devine d'où je t'appelle ?"



C'était le 16 septembre 1977

disais je précédemment et l'aventure débutait vraiment, enfin

Passées les 96 heures de permission et muni de mon ordre du même nom, j'arrivais le lundi 19 au matin à la gare de Brest que je fus amené à fréquenter bien des fois. J'ouvrais grand les yeux cherchant l'erreur.
Là sur le quai de la gare je retrouvais un copain d'Hourtin affecté lui aussi sur la Jeanne.

C'est bien d'arriver à Brest mais c'est mieux de se rendre sur le bord en temps et en heure. Les marins sont des maniaques de l'heure. Avant l'heure ce n'est pas l'heure et après l'heure ce n'est plus l'heure. L'heure c'est l'heure. Telle pourrait être la devise du marin français.

Devant nous des cars. Mais comme nous n'avions aucune idée de la destination géographique, nous étions bien ennuyés. Certes il y avait là des taxis et c'est en carrosse que nous nous rendîmes au port.
"Bonjour m'sieur, on va sur la Jeanne, mais on ne sait pas où c'est"
Sourire de l'homme "montez"

Première enfilade de la rue de Siam, le cœur de la ville, puis traversée du non moins célèbre pont de Recouvrance et arrivée devant l'aubette de la porte Cafarelli.
Les gendarmes maritimes autrement surnommé flicmars gardent les entrées de l'arsenal de Brest.
Celui de faction nous demanda notre ordre de mission et notre carte de marins puis nous indiqua le chemin.
"Descendre au niveau des quais prendre en face et au bout prendre à droite et elle est là", dit il simplement.
Se rendait il compte, mais j'en doute, de la désinvolture des ses paroles pour parler de "notre" bateau, heu pardon bâtiment ?

Comment là bas au détour du quai, elle est là ? Ma tension monta brusquement et lorsque je tournai le coin un flot d'adrénaline m'envahit. Pourtant j'avais déjà vu des bâtiment de guerre, j'en avais visité même mais là ce n'était plus pareil.

Une sorte de plan incliné menait dans le bateau (langage civil).
Une coupée menait sur le bord (langage marin)
Va quand même falloir t'y faire l'ami car ce jargon tu n'as pas fini de le lire dis toi le bien.

Bref en montant la coupée j'avais les oreilles bourdonnantes mais, rapidement, je revins à la réalité et à ma condition d'appelé.
" Votre ordre de mission" fit le second maître de service."
Après l'avoir brièvement consulté il annonça : "Entrez et faite la queue sur la gauche devant le bureau du capitaine d'armes on vous appellera."

En pénétrant dans l'antre d'acier ce fut le choc. Le premier fut l'odeur faite de sel, de peinture, de gasoil.
C'est une odeur que j'avais déjà connue via les embarquements de mon père mais que j'avais oublié. Ensuite ce fut le bruit, un bruit de soufflerie. Un navire de guerre c'est bruyant en permanence. Ces instants sont gravés à jamais dans ma mémoire. Je me souviens même du temps qu'il faisait. Il faisait gris, non pas pluvieux, mais comme il peut être à Brest d'un gris clair annonçant la marée.

Je vous ai déjà parlé de mes coups de chance pour me retrouver là où j'étais. A toi, le nouveau, je te prie de bien vouloir te référer aux épisodes précédents. Celui-ci étant le 5 ème.
Merci beaucoup.

La chance allait encore me sourire même si à cet instant, j'étais loin de me l'imaginer.

J'attendais là en compagnie de mon collègue de voyage devant un rideau rouge lorsque celui-ci s'ouvrit laissant passer un homme rougeaud et rondouillard n'inspirant que méfiance.
C'était un Maître Principal fusilier. Il commença par nous regarder d'un air dégoûté, se demandant quels services nous serions susceptibles de rendre sur un bateau, voire à la Marine tout simplement. Comme ses congénères d'Hourtin, il beugla l'appel des noms et fournit, sans aucune d'explication, l'affectation de chacun sur le bord.
Service général, elec, pont, manœuvre, service général…
Thierry, mon copain de tribulation, se trouva affecté à la buanderie. Au bout d'un certain temps, peut-être par lassitude d'annoncer les affectations, il demanda :
-"Y a quelqu'un qui sais faire quelque chose de particulier ?"

Je venais de tirer la carte chance au Monopoly. Je levais immédiatement la main.
-"Moi" m'écriais je.
Il me regardait de ses yeux scrutateurs, étonné que quelqu'un ait répondu à son apostrophe.
-" J'ai servi en restaurant et je connais la découpe sur plat ou guéridon, à la française quoi."

J'exagérais beaucoup, n'ayant jamais servi que deux mois dans un petit restaurant de l'année précédente. Mais enfin, j'étais prêt à assumer le cas échéant. La carte permettait de rejouer et de nouveau, je tirais une carte Chance. Passait dans la coursive (*) un matelot que le "Bidel"(*) qui nous réceptionnait appela d'un ton péremptoire.
"Socco (pseudo), y'a un gars pour toi. Embarque le et trouve lui une bannette (*). C'est pour le carré (*) O.M."

C'était fait. J'étais affecté sur la Jeanne comme maître d'hôtel ou plus précisément motel.

(*) Coursive : Les "couloirs" d'un bâtiment sont ainsi appelés dans la marine.
(*) Bidel : Surnom donné au Capitaine d'Armes (*)
(*) Capitaine d'armes : Chef de la police du bord. Un des 4 hommes le plus important sur un navire de la Royale
(*) Bannette : Dans un navire il n'y a pas de lit mais des bannettes. Je vous en reparlerai.

(*) Carré: il n'existe pas de cantines pour les Officiers Mariniers et les Officiers mais des carrés, les hommes d'équipage ont un mess. Mess est aussi employé pour les gradés mais le commandant du bateau à un exclusivement un carré

A suivre…



Gateway

Vous aimez les jeux débiles qui rendent dingue et addictif ? Moi non plus.

En voici un dont vous me donnerez des nouvelles.
gateway

Ca s'appelle gateway, et c'est ici



Yeah !

Plus jeune, le dessin animé m'éclatait. Bientôt, ce sera un film. Et je l'espère un bon.

Le trailer :


Afrique, monde étrange

Du direct live époustouflant !

A cette adresse on peut voir en direct de jour mais surtout de nuit la vie d'un trou d'eau où viennent s'abreuver les animaux sauvages.

Je n'y ai pas vu d'homme et encore moins de femme.

la vie sauvage en afrique



La vie quotidienne à Hourtin plage

Il faut quand même vous dire que cela n'avait rien à voir avec un club de vacances.

La fin d'après-midi étant là je trouvais 3 copains de chambrée pour une belote.
-Comment j'avais des cartes ?
- Vieux réflexe d'internat tout simplement
Bref la partie continua même après le repas de 18.00 jusqu'à l'extinction des feux à 22.00.

Dès 06.00 la mélodieuse sonnerie du clairon nous tira du lit et le rituel immuable commença.
Faire sa toilette, faire son lit, prendre le petit déjeuner telle est la première activité de tout bon marin.
Ensuite désignation des volontaires pour les postes de propreté, ainsi appelle-t-on le période de temps qui débute la vie active et quotidienne du marin. Le marin est quelqu'un de propre, presque un maniaque de la propreté et je dois dire que cela est assez justifié sur un bateau où la promiscuité n'autorise aucun relâchement sur ce sujet.

L'après midi ce fut nos premières marches au pas cadencé et là, j'ai découvert la connerie humaine. Non pas du côté du fusco qui voulait nos faire avancer dans un ensemble parfait ou presque mais du côté de quelques individus refusant obstinément de se plier à cet ordre. Cela n'aurait pas eu de conséquence si quelques jours plus tard ce même fusco, désespéré par la connerie humaine annonça :
- C'est bien simple où vous marchez comme on vous le demande ou vous n'irez pas manger.
Il faut dire que nous étions un peu la risée des autres compagnies qui nous voyaient faire des tours de cours alors que eux en avaient terminé depuis longtemps.
Cela se termina "deux claques dans la gueule" plus loin et nous ne fûmes pas privé de repas. Il faut dire que l'on touche là un point sensible pour moi.

Donc la vie du marin faisant ses apprentissages n'a rien d'une aventure mais j'étais déjà heureux d'être là plutôt que derrière un char en Allemagne.

Si la rencontre d'un col en loutre, là il vous faut suivre l'intégralité des mes discours car je ne reviendrais pas dessus, fut un coup de chance mon capitaine de compagnie ne fut une autre. Je vous ai expliqué plutôt qu'il y avait des Officier de Marine et des Officiers de LA Marine en vous disant que le LA avait son importance. Dans le premier cas l'officier est issu de l'Ecole Navale et dans le second il est issu du corps des équipages. D'où l'appellation d'Officiers des Equipages. Ceci est un reliquat des officiers rouges ou bleus de l'ancienne marine à voile de la royauté.
Donc, vous l'aurez deviné, mon capitaine de compagnie, un lieutenant de vaisseau, était un officier des équipages et je me présentais ainsi devant lui pour le choix des affectations car, dans la marine, l'appelé pouvait émettre des desideratas :

-" Bonjour monsieur l'officier des équipages" Fis je en entrant dans son bureau.
Il fronça les sourcils et avant qu'il ne puisse me répondre, j'enchaînais :
-" Vous avez les mêmes que mon père".
-" Ah bon "répondit il un large sourire aux lèvres, il est encore d'active ?"
-" Non il a fini il y a sept ans"je lui dressais un rapide portrait de mon père. Il ne se connaissait pas.
-" Alors qu'est ce que tu demandes pour tes trois affectations"
-" Jeanne d'Arc, Jeanne d'Arc, Jeanne d'Arc" dis je fièrement.
-"Tu sais c'est difficile même lorsque l'on est aidé. Cela peut échouer alors tu devrais donner des choix supplémentaires."
-" Alors en 1 Jeanne d'arc, en 2 Outre-mer embarqué et en 3 Outre-mer à terre"

La vie quotidienne s'était, au bout de quelques jours, agrémentée de poésie pendant les marches. On pouvait entendre dans la grande cour de la base, des chants édifiants parlant de fiers marins que regardaient envieux de jeunes civils qui, comme un seul homme décidaient de suivre le mouvement. Je trouvais ces chants stupides à cette époque, j'en garde maintenant de bons souvenirs, la nostalgie je pense. Cependant quelques dérivatifs existaient. J'ai pu passer mon permis de conduire militaire et devins "COVEL".

Troisième coup de chance, une loi de mai 1977 permettait de souscrire une prolongation de mon service national, prolongation de neuf mois supplémentaires. la Jeanne d'Arc faisant un tour du monde complet sur deux campagnes, je m'étais dit qu'il serait intéressant de prolonger mon service à cette fin. Surtout que cette prolongation, prenant effet dès le mois suivant, apportait des avantages financiers non négligeables. C'est à dire la paye des engagés à grade égal, leurs congés, mais pas leurs responsabilités éventuelles car nous ne restions que des appelés.

Arriva le jour au l'on nous conduisit sur le lac afin de ramer. Là, se trouvaient des canots, embarcation de seize à vingt places. Nous sommes montés tous à bord en essayant de ne point chavirer ou tomber. C'est au moment de prendre les avirons et de nager, qu'un matelot arrivant en courant vint s'enquérir de la présence éventuelle du matelot Surcouf. Il m'enjoignit alors de me rendre chez le capitaine de compagnie.

-" Apprenti matelot Surcouf (permettez moi de garder mon surnom), à vos ordres Capitaine."
-" Repos mon gars. Tu pars chez toi 4 jours avant de rejoindre le porte hélicoptère Jeanne d'Arc. Félicitations, j'espère que tu es heureux ?"
-" Beaucoup mon capitaine"
-" Passe une bonne campagne et profites en bien."

Il me serra la main et je quittais son bureau rayonnant de joie. Le grand jour était arrivé.
C'était le vendredi 16 septembre 1977



downgrade 2.80... bientôt ?

ABT La Team C+D (Create+Destroy) vient de remporter une petite victoire contre Sony et sa PSP juste au moment de l'annonce du passage du firmware de la console portable en 3.03.

L'exploit s'asseoit sur une faille TIFF et laisse entrevoir un downgrade possible très prochainement pour ce firmware à l'instar de ce qui est possible jusqu'en 2.71.

Il semblerait que les PSP TA-082 ne soient toujours pas concernées[1]

Source : Fil de discussion en rapport

Notes

[1] ce billet n'a qu'un rôle d'information. Pirater, c'est le mal ;)



Rhaaaaaaa

Bientôt elle sera mienne ! (en time share)

wii



Scouick le kiki

VIH Il semble qu'il n'y ait décidemment pas que Pascal Sevran d'intéressé aux génitoires africains et à ce qui les surmontent.

Suite à des études médicales américaines, le Kenya et l'Ouganda se sont lancés dans une croisade circoncisionnelle partant du constat qu'un pénis humide (donc muni d'un prépuce) après rapport sexuel non protégé était plus apte à faire contracter le VIH à son détenteur qu'un pénis circoncis. Ce dernier aurait une capacité plus grande à sécher et immuniserait de ce fait légèrement plus.

Malgré tout, il y a quelque chose qui me dérange un peu là dedans : Le communiqué annonçant cette nouvelle indique que 2784 hommes séro-négatifs se sont portés volontaires à la circoncision - une moitié immédiatement, l'autre moitié deux ans plus tard - et qu'au terme de cette expérience in vivo, la contamination a été réduite d'environ 40%.

Ca signifie donc que potentiellement, juste pour s'assurer du coup, on a condamné à mort près de 3000 personnes, et ce malgré les précautions oratoires politiquement correctes[1].

Quoi qu'il en soit il vaut peut être mieux ça que la conduite aveugle de l'occident (Il n'empêche que, j'espère me tromper, ça a un vieux goût d'essais médicaux d'une autre époque).

Articles en référence :
- L'exode
- La jeune afrique

Notes

[1] Je cite la "jeune afrique" : M. Nyikal a toutefois mis en garde les hommes circoncis de ne pas se croire protégés, ce qui serait injustifié, soulignant que la circoncision n'offrait pas une protection complète.



This is not a love sooooong

Il y a exactement 20 ans, un ami m'a offert un livre pour Noël. Je me préparais à démarrer ma vie d'adulte empli d'espoirs et d'illusions (que j'ai perdu depuis, je vous rassure).

Ce livre, il me l'avait d'abord paraphé avant d'ajouter un passage de la chanson de Joni Mitchell "Let the wind carry me".

Cet extrait le voici :

Sometimes I get that feeling
That I want to settle
And raise a child up with somebody
I get that strong longing
And I want to settle
And raise a child up with somebody
But it passes like the summer
I'm a wild seed again
Let the wind carry me


Je l'ai toujours trouvé sinistre mais, au final, c'est un bon résumé du temps écoulé.



Trucs Ruby

Moi, mon dada, c'est Ruby. Aussi je démarre ce billet "astuces de tous poils" pour ne plus perdre les petits morceaux de code qui vont bien.

Si ça peut servir à quelqu'un tant mieux, si quelqu'un a envie d'amener son grain de sel, tant mieux, si vous n'en avez rien à faire, tant pis.

Lire la suite



Le départ

Tout au long de mes aventures je vous expliquerai les termes particuliers qui apparaîtront au fur et à mesure tel que bosco, gabier, motel et bien d'autres.

Mais en attendant nous voici début septembre 1977 ; je somnolais dans ce train qui m'emportait vers Bordeaux et mon destin.

Mon père m'avait accompagné à la gare. Les moments furent forts. Les regards comptaient énormément, la dernière poignée de main, je la ressentis comme une transmission, un bâton de relais qu'il me passait. 30 ans plus tard je me souviens de tout ces moments, je les ai gravé dans ma tête et, alors que je vous écris, il défilent devant mes yeux.

Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de tels moments mais je vous le souhaite.
Bref, un petit voyage en train avec en poche le billet pour le CFM Hourtin (*) et me voici à Bordeaux.
Certains pouvaient penser que cela allait être des vacances. Ils allaient déchanter rapidement.
Dès mon arrivée sur le quai de la gare je sus instantanément que j'étais un marin, tout neuf mais un marin. Le comité d'accueil n'était pas fait de gentils GO mais d'hommes en uniforme, de vrais matafs (*) chargés de nous escorter jusqu'à notre villégiature aquitaine.

Une traversée rapide des vignobles prestigieux qui ceignent la capitale girondine et me voici devant l'aubette de la base (*).
Arrivée sur place des fuscos (*) nous firent mettre en rang, et le dressage commença.

On nous rassembla en sections. Plusieurs sections formant une compagnie. Je me retrouvais dans la 3ème compagnie. Ensuite, des anciens (ils avaient trois semaines d'ancienneté) nous firent une visite guidée des lieux d'habitation. Les couloirs étaient fraîchement lavés et astiqués. Les cuivres des lumières de secours rutilaient, comme tout ce qui est visible dans la marine.

Un matelot nous montra notre chambrée. Là, se trouvaient une douzaine de lits superposés. J'en choisi un en bas, au milieu de la pièce. J'ai appris en internat, qu'à chaque fois qu'un responsable rentre dans une chambre pour venir chercher un volontaire pour une corvée, il choisit celui-ci toujours en haut (à hauteur des yeux), à l'entrée ou au fond de la pièce. Ma valise déposée sur le lit j'attendis patiemment la suite des événements qui ne tardèrent pas à se préciser.

La porte s'ouvrit brusquement. Un gradé surgit soudain, nous intimant l'ordre de nous réunir par sections dans la cour se trouvant devant l'immeuble. Une fois tous alignés, on nous montra un petit bâtiment où nous devions nous rendre afin d'y percevoir nos effets militaires.

Il fallait voir cette enfilade de jeunes gens habillés de manière bigarrée. A y repenser, les pauvres militaires chargés de nous encadrer devaient se dire qu'ils avaient du pain sur la planche. Nous passâmes, en rang d'oignon, devant de jeunes appelés qui nous délivrèrent l'ensemble de notre paquetage, à savoir :

- 2 pantalons de drap bleu.
- 2 tricots rayés.
- 1 vareuse bleue.
- 2 cols blancs.
- 1 bonnet.
- 1 pompon rouge.
- 1 ruban noir marqué MARINE NATIONALE.
- 1 jugulaire blanche.
- 2 paires de chaussettes noires.
- 1 paire de chaussures noires.
- 1 paire de tennis bleus.
- 1 slip de bain bleu.
- 2 slips de ville blanc grand modèle.
- 1 survêtement bleu.
- 1 valise bleu en fer.
- 1 chaînette en fer munie d'une plaque.
- 1 sac de toile blanche.

Tout ce fourbi sur les bras et dans la valise, nous sommes retournés dans nos chambres afin de tout y entreposer. Là nous avons troqué nos tenues civiles pour le survêtement et les tennis réglementaires. Une étape de plus venait d'être franchie.

Le même gradé, affecté à notre étage, nous informa qu'une fois habillé nous pourrions aller déjeuner. Je pris alors mon premier repas militaire. Comme tout un chacun, j'essayais de trouver une bonne tête à qui parler, somme toute un peu intimidé. Le repas fini nous étions libres jusqu'à quatorze heures. Le son du clairon nous fit rassembler dans la cour par compagnies et sections. Nous reçûmes divers papiers administratifs pour lesquels nous disposions d'une heure pour les remplir. Je mis à profit le temps laissé libre pour remplir les formulaires afin de faire plus ample connaissance avec les gars qui partageaient ma chambrée. Il me paraissait important de lier relation au plus vite avec ces jeunes venus d'horizons très divers et avec qui je devais partager mon intimité.

Nous fûmes donc rassemblés dans la cour et dirigés vers l'office du coiffeur. Le choix de la coupe était simple, il n'y en avait qu'une, la coupe dégagée. J'eus cependant le temps de discuter avec mon coiffeur. Il était boucher dans le civil. A faire frémir.

(*) CFM Hourtin : Centre de Formation Marine de Hourtin (Gironde)
Mataf : Marins
Aubette: Poste d'entrée dans la base
Base: Il n'y a pas de caserne dans la marine mais des bases
Fusco: FUSilliers COMmando : Combattants de la marine servant de police, dresseurs, garde chiourme ils ne laissent pas forcément de bons souvenirs à ceux qui les côtoient.


A suivre



Voila quelque chose qui devrait vous plaire

Un mien ami américain (je parle comme farf maintenant) que je fréquente sur un forum de foot us, San Fransisco pour le nommer, mais parlant aussi de plein d'autres choses (politique et cuisine) m'a donné cette adresse merveilleuse qui traduit tout, ou presque, y compris les pages web ou de forums :

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