Oui bon, je sais. Ca fait deux articles dans la rubrique "con du jour" aujourd'hui. En même temps, ça fait tellement longtemps que je n'en ai pas fait que j'ai des provisions.
Le sujet qui m'amène, pour en revenir à mes moutons, et accessoirement les votres, est le secret de la joconde.
Ahhhhh la belle affaire, me direz vous. Sûr qu'un truc aussi important, faut pas s'en foutre comme d'une guigne. D'ailleurs, Gotlib, en son temps, avait imaginé les raisons de ce sourire énigmatique et l'impact que ce petit tableau aurait eu s'il s'était nommé "regard lubrique du modèle louchant sur les couilles velues du peintre". Cette dernière trouvaille m'a tellement marqué que près de 20 ans après, je m'en souviens encore, c'est dire.
Le secret de la joconde est, parait-il, enfin révélé grâce à un ordinateur de l'université d'Amsterdam qui a appliqué au tableau un logiciel de reconnaissance des émotions (sic) développé en collaboration avec l'université de l'Illinois (USA). Notre Mona Lisa est donc 83% heureuse, 9% écoeurée, 6% craintive et 2% en colère. Et c'est tant mieux.
Personnellement, je suis 5% amusé, 10% surpris et 85% agacé que l'on ressorte un équivalent morphopsychologique des vieilles thèses phrénologiques du Docteur Gall[1].
D'ici à ce qu'on fasse passer les entretiens d'embauche après que votre trombine soit passée à la moulinette, il n'y a pas loin.[2]
Bref, qu'on foute la paix à la Joconde et qu'on la prenne pour ce qu'elle est... un tableau.