Interdiction des terrasses aux non-fumeurs

encart Je me suis fait alpaguer dans la rue par une vieille rombière alors que je fumais.

« Sale race, vous ne pouvez pas arrêter de nous polluer avec vos cigarettes ! », m’a-t-elle dit.

Forcèment, une conversation démarrant sur de telles bases ne pouvait que dériver. Aussi, je n’ai pu réprouver une irrésistible envie de pourrir cette vieille morue. Franchement, faire chier les gens alors qu’ils clopent gentiment dans un endroit encore autorisé. Mais où va-t-on ?

Nous, fumeurs, devenons des parias : montrés du doigt et jetés loin des comptoirs sous des chaufferettes de terrasses.

D’ailleurs, sur ce dernier point, si l’on y regarde de près, la peine est double. Je m’explique :

Un café pris auparavant au comptoir, la clope au bec, c’était 1 euro. Typiquement, le même café passe à 2 euros assis en salle et à 3 euros en terrasse. Or, pour continuer le rituel du café (ou de la bibine) assorti du mégôt, le passage « terrasse » est désormais obligatoire. En conséquence, la même clope au même endroit coute 3 fois plus cher. Pour peu que le parapluie chauffant n’ait plus de gaz, c’est en se caillant que l’on boit notre petit noir.

Pauvres de nous, fumeurs. Surtaxés dans l’exercice de notre tabagie, surtaxés en terrasses de troquets… et gelés.

Gelés parce que c’est l’hiver. Mais les beaux jours approchent, et avec eux les terrasses garnies.

Aussi, je propose que ceux qui nous ont bouté hors de nos bistrots pour mieux y pénétrer – entendez nos pauvres amis intolérants, non-fumeurs et asthmatiques – profitent, aux premiers rayons du soleil, du cadre intérieur des estaminets qu’ils se plaignaient de ne plus pouvoir admirer, et qu’ils nous laissent bénéficier pleinement de ce dernier espace de liberté.

Elle n’est pas bonne, l’idée ?

Giskette

Geekette coquette avec un chat et un gros défaut... mes parents : je m'appelle Gisèle

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