Jeff Abbott – Faux-semblants


Faux-Semblants est un roman policier sorti en 2008. Il est rangé par les distributeurs dans la catégorie polar.

Pour vous dresser rapidement l’histoire, l’intrigue tourne autour de Whit Mosley, procureur du comté de Port Léo. Il doit faire face à une enquête pour homicide à caractère hautement politique, en pleine période de réélection.

Le fils de la sénatrice locale s’est fait assassiné sur son bateau peu après qu’il soit revenu s’installer dans sa ville natale. L’enquête révèle qu’il exerçait la profession très respectable d’acteur porno. Son réseau laisse entendre qu’il trempait plus ou moins dans le trafic de stupéfiants. Son meurtre secoue les esprits car son frère a également disparu quelques années auparavant.

En parallèle de cette intrigue, un tueur en série auto-proclamé « Le saigneur » assassine à tour de bras quelques jeunes filles de la région.

Evidemment, tout ça va finir par se recouper. Les secrets de famille sont révélés petit à petit. Pour ce faire, toutes les ficelles du genre seront exploitées à la corde. Prévisible. On dirait du Harlan Coben.

A vrai dire, ce livre m’a profondément fait chier. Il fait partie de ces ouvrages de la nouvelle littérature américaine qui semblent avoir été écrits grâce à la méthode du petit apprenti romancier dans la seule optique d’être adapté au cinéma.

La description des personnages est pesante. Les personnages périphériques n’ont aucun autre intérêt que de brouiller le récit. Ils n’ont aucune vie propre et disparaissent comme ils sont venus.

La psychologie des principaux protagonistes semble avoir été décrite par un gamin de 10 ans shooté au lexomyl.

Pour l’exemple, l’angoisse de l’héroïne se cantonne en une succession de vomissements, selon la mode idiote du moment. Je précise parce que dans tous les romans américains récents, une personne ressentant un trouble vomit. Incompréhensible !

Et, comme il se doit, les gentils républicains vainquent les méchants démocrates… au terme de 409 pages.

A réserver aux amateurs du genre.

NB : Pour vous procurer l’ouvrage, cliquez sur la vignette en haut de l’article

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