Le Comores (Part2)

Bon j’y reviens cher lecteur car je sens bien que tu t’impatientes.

Malheureusement pour moi, cette aventure ne s’arrêta pas là.
Ce qui normalement aurait du suffire au commun des mortels dont pourtant je fais partie, ne le fut pas pour moi car c’était sans compter sur la Légion.

Me trouvant très sympathique et très courageux, moi je dirais fou, je fus invité à la chasse.
Que peut on bien chasser à Dzaoudzi par un soir de beuverie?

« Viens donc avec nous à la chasse » me dirent ils « mais pas à n’importe quelle chasse le marin, la chasse au lapin. »
Est-ce que je pris peur? Non mais j’aurais du croyez moi sur parole.

Devant mon étonnement ils m’expliquèrent leur méthode.
Oh, elle était simple cette méthode mais nécessitait trois personnes. Il fallait dans un premier temps, monter à bord du « half-track » servant à patrouiller sur les terrains d’envol. L’une des trois personnes le conduisait. Les deux autres montaient à l’arrière. L’une d’entre elles allumait le projecteur pendant que la seconde armait la mitrailleuse 12.7 mm et tirait généreusement sur tout ce qui bougeait.

Le principe était donc simple, semblait efficace mais je n’avais plus conscience de l’incongruité de la situation, eux non plus d’ailleurs je pense.

Ce fut comme cela que je tirais mes premières bandes de munitions. Ce furent les seules de mon existence d’ailleurs. Je ne sais si j’ai touché quoi que ce soit, mais si ce fut le cas il ne devait pas rester grand chose de l’animal.
Cet exercice fini, nous rentrâmes au poste de garde, où, ils appelèrent un taxi qui me ramena à bord. Je n’étais toujours pas très frais même si le bruit assourdissant de la mitrailleuse m’avait quelque peu fait reprendre mes esprit. Il restait beaucoup de brume et j’avais dans la bouche un goût affreux.

J’attendais avec impatience de pouvoir prendre une douche bien froide pour recouvrer mes esprits. A mon arrivée une barcasse était là et je put rejoindre le bord rapidement.
Une fois la coupée passée, je me précipitais dans mon poste et ensuite aux douches où je me suis délecté d’une cataracte d’eau froide.
De retour sur ma bannette je m’endormis d’un sommeil profond et sans rêve. Ce fut François qui me tira de ma léthargie pour aller prendre mon petit déjeuner et mon travail.

Ne t’en va pas cher ami mes aventures avec la Légion ne s’arrêtèrent pas là mais au moment du petit déjeuner je l’ignorais encore.

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