Le Lucullus du dimanche #67

salon agriculture Amis gourmands bonjour,
Le salon internationale de l’agriculture de Paris s’ouvre à Paris et comme chaque année on va encore nous parler du chiffre des entrées et s’extasier sur la fréquentation.
Honnêtement qu’est ce que cela peut bien faire s’il y 658 584 ou 681 397 et peut être même plus de 700 000visiteurs? J’ai quand même du mal à comprendre ce type de chiffre peut inciter à se rendre Porte de Versailles.

Je trouverai même cela contre productif alors que c’est un endroit sensationnel pour rencontrer des professionnels tant dans l’agriculture que dans l’élevage mais aussi des producteur de fromages, de vins et tant d’autres choses.

Cela n’empêche que je vais y aller comme chaque année car c’est un évènement que je ne veux ni esquiver ni rater.

Certes il y a les veau vaches cochon mais je sais aller, à la campagne, les voir. Car n’en doutez pas, il existe encore et toujours des éleveurs dignes de ce nom qui élèvent leur animaux dans des champs. Cela peut paraître anecdotique à certains mais il n’y a pas que des usines à viandes ou à volailles même si certains producteurs n’ont jamais su ce que voulait dire « paysan ».

Le salon de l’agriculture qui fête ses 45 ans c’est aussi et surtout le Concours Général Agricole qui lui date de 1870. Ce concours de haute qualité qui s’et installé Porte de Versailles en 1925, reconnu pour son impartialité et la valeur de ses résultats. Il est constitué de deux branches, le concours général des animaux et le concours général des produits.
On y retrouve les plus beaux animaux et les meilleurs produits qui seront médaillés de la palme de chêne en Or, en Argent ou ne Bronze. La transition est simple, c’est en quelque sorte les JO de l’agriculture.

Et c’est bien là où je veux en venir, ces producteurs dans leurs diversité sont la preuve qu’au 21ème siècle, en France, on est pas obligé de manger des saloperies à longueur de temps et que des milliers d’éleveurs, de producteurs ,de transformateurs font, en respectant les règles de l’art, des produits d’excellente qualité à des prix non moins abordables. Le concours général des produits c’est 17 000 produits en compétition, et plus de 4000 produits primés.

Bref ces gens là font vivre les terroirs de notre pays et sont les ambassadeurs du bien vivre et du bon vivre chez nous.

Je ne peux pas faire un billet sans évoquer cependant les difficulté du monde agricole et surtout des petits et moyens producteurs face à l’omniprésence des grands groupes de l’industrie agro-alimentaire. Qu’on ne s’y trompe pas si le client n’y fait pas attention, car c’est lui au final le juge de paix, on n’aura bientôt dans nos assiettes que des produits issus des laboratoires et l’on verra nos terroirs retourner à la friche. Qu’on soit obligé pour nourrir toute les populations faire de l’élevage de masse ou de la production intensives je peux très bien le comprendre. Ce que je n’accepte pas c’est la logique purement financière qui en découle au mépris de l’Homme et de la qualité de vie.

Je ne pense pas que les dirigeants de grands groupes du secteurs soient des clients habitué à manger leurs productions qui ressemble bien souvent à la négation même de ce que doit être une production de qualité. C’est pour cela je pense que là comme ailleurs il ne faut pas faire d’amalgames. J’ai parlé dernièrement des pêcheurs de thon véritable prédateurs des mers. Qu’on ne s’y trompe pas je ne parlais pas des pêcheurs côtiers mais des grands navires qui écument les mers et les dépeuplent pour leur seul contentement financier. Dans la production de viandes il en est de même.

Je me souviens de ce reportage chez un producteurs de volaille en Bretagne. Ce gars, véritable OS de l’élevage industriel recevait par camion des poussins et des sacs de granulés et de farine.
A la question de la journaliste:
« Que donnez vous à manger à vos poulets?
Il répondit candidement.
« Je ne sais pas c’est la coopérative qui me livre les sacs. »
Et cet homme à l’outrecuidance de se présenter comme un éleveurs de poulet c’est à pleurer de tristesse.

Sans parler forcément d’agriculture biologique il y a même de plus en plus d’éleveurs qui refusent ce genre de situations et qui font le choix de la qualité comme j’ai pu en parler dans le panier n°20 en mai 2009 pour l’élevage de cochon de monsieur Boissonneau à Londigny en Charente.

J’avais terminé mon billet sur les mots suivants:
La cochonnaille oui la cochonnerie non.
C’est toujours d’actualité.

Sur ces quelques mots je vous souhaite une excellente semaine.
Gastronomiquement Votre, Lucullus

Le site de la Confrérie des amis de Lucullus

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