Le foot permet-il de sortir de la crise ?

Pour ce mondial 2010, j’ai mis un point d’honneur à me désinformer totalement pendant un mois. Je n’ai pas écouté la radio, j’ai soigneusement sélectionné mes programmes TV et j’ai fui la presse. Pour être tout à fait certain de ne croiser aucun supporter enthousiaste, j’ai même poussé le vice à me connecter tard ou très tôt sur Twitter afin d’échapper à la connerie populaire.

Malgré tous ces efforts, j’ai eu vent de l’affaire qui touchait l’équipe de France (et non la France, faut pas confondre). Ca m’a amusé un brin, à l’époque, d’autant que nous allions vite être débarrassés de ces désagréments. Ca n’a pas manqué, les joueurs ont été éliminés dès le premier tour.

Passée la petite pensée pour les gloglos qui avaient acquis un téléviseur neuf dans l’espoir de se le faire rembourser, j’ai renforcé l’offensive afin de couper le son et l’image complètement.

Le pari est réussi. Nous sommes quasiment 24 heures après le match de finale et je viens d’apprendre fortuitement quelle était l’équipe gagnante.

L’Espagne ! La belle jambe…

Notre gouvernement, en la personne de son président, espérait que notre pays emporte cette coupe idiote. Elle aurait tant aidé à anesthésier un peu plus l’opinion publique, à la tenir hors des secousses sur lesquelles tremblent notre république. Du pain béni.

Las ! Il en a été autrement. La France a perdu, les français sont revenus à leur abattement.

Aujourd’hui, c’est l’Espagne, pays « faillitaire » qui a gagné. Gageons que cette victoire ne jouera qu’un rôle de cataplasme.

J’imagine mal les charters de touristes remonter l’économie espagnole en se précipitant dans ce pays bétonné pour n’y apprécier que l’air respiré par de victorieux mâles puants, vêtus de shorts courts. Vu les sommes faramineuses touchées, les joueurs auront d’ailleurs quitté le pays depuis un moment.

Alors ?! L’Espagne a gagné. Et après ?

Une partie de son peuple sera heureux une semaine, … deux ? Il n’évitera pas pour autant le chômage endémique, le risque de banqueroute, la crise éprouvante pour les moins nantis. La belle affaire.

Si le gouvernement y est intelligent, il jouera sur ces deux semaines pour passer les pires horreurs. A voir.

Quoi qu’il en soit, je préfère chez eux que chez nous.

Ouvrez les yeux, c’est fini.

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