Le jour du Seigneur épisode 68 – Mieux que Jeanne Calment

Attention, cet article contient des morceaux de Nouveau Testament.

Chez les anciens, on a tendance à vivre vieux. Très vieux même. Bien au-delà des canons humains habituels. C’est qu’il faut du temps pour mener toutes ces guerres, coucheries et autres histoires sordides. Cependant, force est de constater qu’à partir d’Abraham, le temps de vie commencent à retendre vers la normale (pour mémoire, Adam mourut à 930 ans, et Noé à 950 ans).

Genèse 25:7

Voici les jours des années de la vie d’Abraham: il vécut cent soixante quinze ans.

Genèse 25:17

Et voici les années de la vie d’Ismaël: cent trente-sept ans. Il expira et mourut, et il fut recueilli auprès de son peuple.

Mais vieux ne veut pas dire dépourvu de libido, au contraire. Alors qu’Abraham et Sara avaient eu recours à l’intervention divine pour concevoir Isaac, prétextant un âge trop avancé :

Genèse 21:2-3

Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé.
Abraham donna le nom d’Isaac au fils qui lui était né, que Sara lui avait enfanté.

Voilà que notre vieil Abraham se sent pousser des ailes.

Exit Sara, bonjour Ketura. Plus besoin de Dieu (à moins qu’il ne soit intervenu pour préserver le patriarche de la crise cardiaque, eu égard à son coït ininterrompu)

Genèse 25:1-2

Abraham prit encore une femme, nommée Ketura.
Elle lui enfanta Zimran, Jokschan, Medan, Madian, Jischbak et Schuach.

Ainsi, la figure du patriarche pouvait s’imposer à tous – en 2 lignes – et marquer les fondements de la famille nombreuse. J’insiste sur ce point, car la fécondité d’Abraham est reprise dans le nouveau testament chez Paul :

Paul – Romains 4:19

Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants.

Paul – Hébreux 11:12

C’est pourquoi d’un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu’on ne peut compter.

Comme quoi, mine de rien, on peut se débrouiller sans divinité.

Avant de conclure le sermon du jour, je tiens à appeler votre attention sur les ravages d’Alzheimer chez les personnes âgées au travers de deux passages révélant une nouvelle fois l’incohérence globale du texte.

Juste après que Abraham ait sacrifié un bélier à la place d’Isaac, il est écrit :

Genèse 22:14

Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova Jiré. C’est pourquoi l’on dit aujourd’hui: A la montagne de l’Éternel il sera pourvu.

Or, bien plus loin, dans l’Exode, Dieu revient sur l’épisode de Jehova Jiré. Et là, surprise !

Ce Dieu infaillible, au jugement sûr, contredit totalement la déclaration d’Abraham.

Au moment de l’épisode du bélier, Abraham ne connaissait pas le nom de Dieu : Jehova.

Exode 6:3

Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob, comme le Dieu tout puissant; mais je n’ai pas été connu d’eux sous mon nom, l’Éternel.

Comment a-t-il donc pu nommer le lieu ?

Inventée la bible ? Noooon !

Amen


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