Le jour du Seigneur épisode 83 – On ne joue pas avec la nourriture

Dans le dernier épisode, Joseph a gagné la grâce de Pharaon par le décryptage d’un de ses rêves annonciateur d’une période de 7 années d’opulence et 7 années de famine. Il est le maître de l’Egypte. Comme prévu, la famine est installée, les frères de Joseph viennent le trouver pour obtenir du blé. Ils ne le reconnaissent pas.

Nous retrouvons Joseph à ce point, seul face à ses frères.

Il décide de leur jouer un petit tour à sa façon en demandant à ce que soit lui livré le plus jeune d’entre-eux, Benjamin, resté auprès de Jacob.

Genèse 42:9-18 :

Joseph se souvint des songes qu’il avait eus à leur sujet, et il leur dit : Vous êtes des espions; c’est pour observer les lieux faibles du pays que vous êtes venus.
Ils lui répondirent : Non, mon seigneur, tes serviteurs sont venus pour acheter du blé.
Nous sommes tous fils d’un même homme ; nous sommes sincères, tes serviteurs ne sont pas des espions.
Il leur dit : Nullement ; c’est pour observer les lieux faibles du pays que vous êtes venus.
Ils répondirent : Nous, tes serviteurs, sommes douze frères, fils d’un même homme au pays de Canaan ; et voici, le plus jeune est aujourd’hui avec notre père, et il y en a un qui n’est plus.
Joseph leur dit : Je viens de vous le dire, vous êtes des espions.
Voici comment vous serez éprouvés. Par la vie de Pharaon ! vous ne sortirez point d’ici que votre jeune frère ne soit venu.
Envoyez l’un de vous pour chercher votre frère; et vous, restez prisonniers. Vos paroles seront éprouvées, et je saurai si la vérité est chez vous; sinon, par la vie de Pharaon ! vous êtes des espions.
Et il les mit ensemble trois jours en prison.
Le troisième jour, Joseph leur dit : Faites ceci, et vous vivrez. Je crains Dieu !

Par cette seule tromperie, les dix frères présents se lamentent tout à coup sur ce qu’ils ont fait par le passé à Joseph (Genèse 42:21-22) :

Ils se dirent alors l’un à l’autre : Oui, nous avons été coupables envers notre frère, car nous avons vu l’angoisse de son âme, quand il nous demandait grâce, et nous ne l’avons point écouté ! C’est pour cela que cette affliction nous arrive
Ruben, prenant la parole, leur dit : Ne vous disais-je pas : Ne commettez point un crime envers cet enfant ? Mais vous n’avez point écouté. Et voici, son sang est redemandé.

Joseph écoute la conversation. Nous découvrons qu’il se sert d’un interprète. Le repenti tardif de ses frères le fait pleurer. C’est mignooon !

Genèse 42:23-24 :

Ils ne savaient pas que Joseph comprenait, car il se servait avec eux d’un interprète.
Il s’éloigna d’eux, pour pleurer. Il revint, et leur parla ; puis il prit parmi eux Siméon, et le fit enchaîner sous leurs yeux.

Siméon emprisonné, les 9 frères reprennent la route pour aller chercher Benjamin. Chemin faisant, ils découvrent que Joseph leur a rendu l’argent destiné à l’achat du blé, sans en comprendre la raison.

Surpris, ils relatent les faits à Jacob dès leur arrivée. Ils précisent qu’il leur faut repartir avec Benjamin en Egypte. Cette nouvelle provoque le désarroi de Jacob qui préfère mourir plutôt que de laisser partir son plus jeune fils (les 10 plus âgés l’auraient-ils tellement déçu ?) et est prêt à accepter de Ruben, l’un de ses fils, qu’il sacrifie deux de ses propres petits-fils pour garantir la vie de Benjamin.

Quel sens de la famille !

Genèse 42:33-38

Et l’homme, qui est le seigneur du pays, nous a dit : Voici comment je saurai si vous êtes sincères. Laissez auprès de moi l’un de vos frères, prenez de quoi nourrir vos familles, partez, et amenez-moi votre jeune frère.
Je saurai ainsi que vous n’êtes pas des espions, que vous êtes sincères ; je vous rendrai votre frère, et vous pourrez librement parcourir le pays.
Lorsqu’ils vidèrent leurs sacs, voici, le paquet d’argent de chacun était dans son sac. Ils virent, eux et leur père, leurs paquets d’argent, et ils eurent peur.
Jacob, leur père, leur dit : Vous me privez de mes enfants ! Joseph n’est plus, Siméon n’est plus, et vous prendriez Benjamin ! C’est sur moi que tout cela retombe.
Ruben dit à son père: Tu feras mourir mes deux fils si je ne te ramène pas Benjamin; remets-le entre mes mains, et je te le ramènerai.
Jacob dit: Mon fils ne descendra point avec vous; car son frère est mort, et il reste seul; s’il lui arrivait un malheur dans le voyage que vous allez faire, vous feriez descendre mes cheveux blancs avec douleur dans le séjour des morts.

C’est finalement tenaillés par la faim que Jacob accorde l’autorisation à ses fils de repartir en Egypte chercher du blé. Simeon va enfin être libéré.

Mais, à ce propos, est-ce vraiment la famine ? Regardez le passage qui suit :

Genèse 43:1-11 :

La famine s’appesantissait sur le pays.
Quand ils eurent fini de manger le blé qu’ils avaient apporté d’Égypte, Jacob dit à ses fils: Retournez, achetez-nous un peu de vivres.
Juda lui répondit: Cet homme nous a fait cette déclaration formelle: Vous ne verrez pas ma face, à moins que votre frère ne soit avec vous.
Si donc tu veux envoyer notre frère avec nous, nous descendrons, et nous t’achèterons des vivres.
Mais si tu ne veux pas l’envoyer, nous ne descendrons point, car cet homme nous a dit: Vous ne verrez pas ma face, à moins que votre frère ne soit avec vous.
Israël dit alors: Pourquoi avez-vous mal agi à mon égard, en disant à cet homme que vous aviez encore un frère?
Ils répondirent: Cet homme nous a interrogés sur nous et sur notre famille, en disant: Votre père vit-il encore? avez-vous un frère? Et nous avons répondu à ces questions. Pouvions-nous savoir qu’il dirait: Faites descendre votre frère?
Juda dit à Israël, son père: Laisse venir l’enfant avec moi, afin que nous nous levions et que nous partions; et nous vivrons et ne mourrons pas, nous, toi, et nos enfants.
Je réponds de lui; tu le redemanderas de ma main. Si je ne le ramène pas auprès de toi et si je ne le remets pas devant ta face, je serai pour toujours coupable envers toi.
Car si nous n’eussions pas tardé, nous serions maintenant deux fois de retour.
Israël, leur père, leur dit: Puisqu’il le faut, faites ceci. Prenez dans vos sacs des meilleures productions du pays, pour en porter un présent à cet homme, un peu de baume et un peu de miel, des aromates, de la myrrhe, des pistaches et des amandes.

Pensez-vous réellement qu’un groupe de bergers soit en mesure de fournir à un riche vendeur étranger miel, pistaches, amandes alors qu’ils sont dans une contrée ravagée par la famine ?

 

La suite…

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