Le Lucullus du dimanche #112

Amis gourmands bonjour,
Déjà il y a deux semaines je voulais vous parler de la montée en puissance du bio dans les collectivités et notamment dans les cantines scolaires, mais il n’y a pas que le bio pour bien manger et lorsque c’est toute une municipalité qui se lance dans la bataille de la qualité cela vaut le détour.

La petite ville de Mouans-Sartoux (06) a créé l’évènement en mettant en place une régie municipale agricole. Son objectif est clair, faire que d’ici 2012 la totalité des légumes servis dans ses restaurants scolaires soient produits sur place. Si ça ce n’est pas locavore je ne sais pas ce qui peut l’être. Ne croyez pas que cela soit une idée saugrenue pour cette petite localité. Depuis 1999 la viande servie dans les repas collectifs, soit environ 1100 repas par jour est issue de l’agriculture biologique. Depuis cette époque, ce fut tour à tour le cas du pain, préparé par un boulanger de la commune, puis des laitages, des pâtes, des salades, des pommes de terre….
Je pense que de nombreuses collectivités ont là de quoi réfléchir aux problèmes liés à la nutrition dans le cadre de leurs attributions.
C’est aller bien plus loin que la demande du Grenelle de l’environnement et ses 20% de bio dans les repas de toutes les cantines d’ici 2012.

Ailleurs ce sont neuf écoles parisiennes qui proposent une restauration à 90% bio. Ce fut une révolution dans les cuisines, certes le ticket est encore un peu cher car à 7€. C’est aussi Saint Étienne qui fourni des repas bio à 60%. dans l’ensemble des ses services de restauration. Même si certaines communes n’ont rien fait, c’est grâce à des initiatives de ce genre qu’on peut bouger les lignes et faire avancer la qualité dans nos assiettes. Ahhhh si l’armée en prenait de la graine …

Le bio c’est bien, mais ce n’est pas encore à la portée de toutes les bourses loin s’en faut. En attendant de pouvoir le faire on bouffe des pesticides et des cochonneries en tout genre même en faisant attention. Voilà encore un truc qui me gonfle prodigieusement. Est il besoin de mettre 17 couches de produits phytosanitaires, comprenez de pesticides, sur une pomme avant de la livrer au grossiste? Je crois surtout que beaucoup de gens travaillant à la production alimentaire n’ont d’agriculteur que le nom mais certainement pas l’esprit. Il en est de même dans l’élevage comme j’ai déjà pu en parler. Prochainement je ferai un billet la dessus car je pense que c’est important.

La nouvelle est tombée le 13 mars dans le Monde et Coluche à du se retourner dans sa tombe.
Le pinard n’est plus obligatoire Certes le gros rouge, celui qui tâche, celui qui rend fou, on est bien content de ne pas s’en approcher. Depuis 1960, 50 ans tout de même, les habitudes des français auraient changées. Il n’y a pas que les habitudes des consommateurs qui évoluent, celles des producteurs aussi. Là où par tradition, si je puis dire, on fabriquait du vin à vinaigre, il y a maintenant de charmants petits crus locaux, gouleyants à souhaits, à la jambe légère, tout en rondeur, qui se laissent entreprendre bien volontiers.

Cependant; il paraît que les français considèrent le vin comme étant le deuxième aliment à éviter après la charcuterie et cela surtout pour les jeunes. Moi, quand je les vois boire à longueur de journée cette petite boisson pétillante qui vient de fêter ses 125 ans, vous savez celle qui nous arrive d’Atlanta, de couleur noire et hyper sucrée, je préfère, de mon côté, faire péter le col d’un Cahors, d’un Riesling, ou d’un Beaune.

Il paraît également que, pour un homme, boire plus de trois verres de vin par jour c’est jouer avec sa santé. Et 3 verres de la boisson sus-citée c’est quoi, une tentative de suicide? Et puis j’ai l’âme joueuse moi quand on me parle bon vin. On est pas obligé de mettre un alcool fort dedans pour la désinfecter.

Tient, ce samedi, en famille devant un bon rôti, j’ai ouvert un château de Gaudou cuvée Renaissance 1997. Je vous avoue humblement que l’appellation n’est pas erronée. J’en ai encore les papilles qui vibrent et la langue qui claque.

Dans un tout autre genre je voudrais aborder, pour finir, un point qui me tient particulièrement à cœur et même si cela fait racoleur je vais vous en parler.
Le jeudi 2 juin 2011, la Confrérie des Amis de Lucullus, qui regroupe les plus fervents supporters de votre serviteur, heu non là je m’égare, qui regroupe voulais je dire de joyeux drilles toujours prêts à bien vivre, la Confrérie donc se réunit pour l’assemblée générale annuelle.

A cette occasion, je ne saurais trop inciter à nous rejoindre afin de partager de manière hautement conviviale les valeurs que nous y défendons. Comme le stipulent nos statuts nous défendons les terroirs et leurs produits et surtout les retrouvailles festives autour d’une belle et bonne table. Pour une somme modique, contactez moi et je vous en ferai l’article, vous avez l’occasion, en famille, de partager de grands moments de convivialité qui depuis 6 ans ne se démentent pas.
Pourquoi insister lourdement? Parce que plus on est nombreux plus il est facile d’organiser des activités qui tout en étant ludiques sont bien souvent fort intéressantes.
A titre d’exemple, il est prévu la visite du Marché d’intérêt National de Rungis, le premier marché mondial mais pour cela il faut du nombre.
Alors sautez le pas, rejoignez nous et devenez un « Honorable Gousteur ».
Merci.

Sur ces quelques mots je vous souhaite une excellente semaine.
Gastronomiquement Votre, Lucullus

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