Le Lucullus du dimanche #12

Amis gourmands bonjour,
Modernité et classicisme, sciences et traditions.

Certes je défends la qualité et la tradition dans tout ce qui touche les produits alimentaires qui nous nourrissent mais pour autant je ne tire pas un trait sur ce que les sciences peuvent nous apporter tant en terme de garanties sanitaires qu’en possibilités d’aide et de développement pour nos producteurs.

En farfouillant, entre autre lectures, du côté de la Revue des Œnologues et des rapports du Conseil Économique et Social j’ai pu me rendre compte de la révolution des nanotechnologie dans l’agroalimentaire. Là comme ailleurs on peut trouver le bon comme le mauvais mais il conviendra de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Je me suis donc un peu intéressé à ces fameuses nanotechnologies appliquées entre autres choses au vin.

Dans le bon je place la détection du resvératol, la molécule du French Paradox
Qu’est-ce-que le resvératrol? C’est un dérivé phénolique présent dans les plantes.
Le resvératrol a plusieurs propriétés : il est antioxydant, antiagrégant plaquettaire, anti-inflammatoire, vasodilatateur et il inhibe la prolifération cellulaire. Il devrait presque être remboursé par la sécurité sociale.

Je place aussi dans le bon la détection des résidus de pesticides même si le bon sens nous dit qu’il y en aura forcément si on en emploie.

Encore le nettoyage ionique ou la protection sanitaire des cuves par des revêtements à base de dioxyde de titane afin de prévenir le développement de germes (processus nanotechnologie).

Dans le moins bon voir le franchement mauvais il y a l’usage de ces même nanotechnologies pour modifier les caractères organoleptiques du vin. En exagérant juste un peu cela permet de transformer une piquette en un simulacre de bon vin. Quid du travail du vigneron, de la science de celui ci si un laborantin peut par un tour de passe passe faire en sorte que de nano robots puissent aller tripatouiller le breuvage à volonté.

Encore une fois ce n’est pas la science qui est en cause mais l’usage qui en est fait.

Autre usage possibles et bénéfiques, c’est la détection de contrefaçon par l’analyse des bouteilles elles mêmes.
Cette technique s’appliquent aux très vieilles bouteilles de vin, Déjà par la mesure du cesium 137 on pouvait déterminer l’age du vin mais l’étude du rayonnement X après le passage des bouteilles sous un faisceau d’ions on pourra déterminer l’âge du verre et sa provenance et ainsi permettre d’authentifier le vin qu’elles contiennent.

Je n’ai mais abordé que quelques menus aspects de la question. Le sujet est très vaste, passionnant mais parfois difficile. Cependant je vous invite à vous y intéresser car il s’agit de notre futur tant au niveau de l’alimentation que dans beaucoup d’autres domaines.

Sur ces quelques mots je vous souhaite une bonne semaine.

Gastronomiquement Votre Lucullus

Le site de la Confrérie des amis de Lucullus

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