Le Lucullus du dimanche #25

Amis gourmands bonjour,

Non pas que je vous avais oublié la semaine dernière, mais, vacances obligent, je n’avais pas accès ni au web ni à mon pc.
Cela dit, j’ai pu lire la presse et c’est dans le Dauphiné libéré qu’une information a attiré mon attention.

La semaine dernière donc, en la capitale du Dauphiné, Grenoble, se tenait le 88ème congrès de la Fédération nationale des syndicats des commerçants des marchés de France, la FNSCMF pour faire dans l’acronyme.
La France compte actuellement 36000 marchés traditionnels dit de plein vent en opposition aux marchés couverts bien souvent installé dans des halles. Leur taille varie de 36 à 60 commerçants.

Passé ces quelques chiffres qui démontrent la richesses de ces marchés, je m’interrogeais sur les raisons d’une telle vitalité. D’où le venait-elle?
Là, je compte un peu sur vous pour me le dire. Pour m’expliquer ce qui vous motive à vous rendre sur les marchés plutôt que dans des grandes surfaces. Fréquentez exclusivement les uns ou seulement les autres? Allez vous au deux et pourquoi?

Chacun a ses spécificités, qu’ils soient en bord de mer ou à la montagne, mais on y retrouve, il me semble, des points communs. Pour moi le marché qu’il soit à la campagne ou à la ville, à la montagne ou à la mer, c’est par excellence la convivialité, et le produit local.

C’est là qu’on retrouve nos maraîchers, nos fromagers, nos artisans charcutiers ou boulangers, nos poissonniers et nos volaillers. Bien sûr le marché ce n’est pas que de l’alimentaire et on y rencontre toujours la fripe, les merceries à l’ancienne et les bonimenteurs. D’ailleurs nos marchés ne seraient plus ce qu’ils sont si ces derniers n’y étaient plus.

Les marchés c’est aussi une ambiance ou les gens se frôlent, se parlent, s’interpellent. Bref un marché se sont des bruits et des odeurs. On entend toujours rire sur ces espaces en plein vents et, même en hiver, les commerçants sont là qui nous attendent, prêts à partager leur plaisir de faire ce métier.
Déjà tout petit, j’accompagnais mes parents entre les étals bruyants et pleins d’odeurs alléchantes. Faire son marché c’est déjà presque se mettre à table. C’est avant tout imaginez le repas futur. Peut être est ce de là que me vient mon amour des marchés et en partie de la cuisine. Je m’y sens chez moi.

Les marchés sont aussi les lieux privilégiés où l’on trouve les produits que l’on a pas ailleurs.

Je voudrais particulièrement attirer votre attention sur les maraîchers et vendeurs de légumes. Sur un marché on trouve toujours de la production locale, introuvable ailleurs et pourtant si représentative du patrimoine de nos terroirs.

Lorsque je suis en Haute Loire du côté du Chambon sur Lignon je suis aux anges. Imaginez, il y a une marché presque tous les jours que cela soit au Chambon même ou à Tence mais encore à Saint Agrève qui se trouve ne Ardèche. J’y vais chaque fois avec un bonheur inégalé.

Ce sont là des moments de grands plaisirs où l’on peut parler avec les gens qui, tout au long de l’année, font pousser les légumes que vous allez manger. On peut discuter avec eux des problème écologiques, ou des conditions météo.
A Tence par exemple, je retrouve d’années en années le même vendeur de fromages de chèvre, mes préférés souvenez vous. Bien que venant donc rarement on se connait et se reconnaît.

Que dire également de ces cageots de fruits et de légumes fraîchement cueillis, qui n’ont pas passés dix ou quinze jours en chambre froide ou de murissement. Non, ils ont été cueillis murs et vendu dans les jours qui suivent.
Une fois que je discutais avec un maraîcher d’Yssengeau, celui ci m’expliquait avoir ramassé ses courgettes et ses haricots le soir à la fraîche pour les vendre le matin suivant sur le marché.
Je vous le demande, où trouver autant de fraîcheur?

Si en plus on y trouve le paysan, et ce n’est pas grossier dans ma bouche croyez le, faisant de l’agriculture dite raisonnée, sans parler de bio, alors que demander de mieux.

On aurait tort également de croire qu’il n’y a de vrais marché qu’à la campagne. Les marchés parisiens sont de vrais bonheurs également.
69 marchés alimentaires découverts, dont trois biologiques (Batignolles, Brancusi, Raspail), la capitale peut se nourrir tranquillement et avec goût.

Je n’ai pas abordé, et volontairement, le volet économique pour ne parler que du côté plaisir.
Car contrairement à ce que l’on peut croire, les marchés ne sont pas plus chers que les moyennes ou grandes surfaces à produits égaux. Pour cela allez y avec une liste de produits précis puis comparez avec vos magasins habituels.

Alors dites moi:
Aimez vous nos marchés?
Y allez vous régulièrement ou de manière occasionnelle?
Qu’achetez vous alors?
Pour quelles raisons y allez vous?

Sur ces quelques mots je vous souhaite une excellente semaine
Gastronomiquement Votre Lucullus

Le site de la Confrérie des amis de Lucullus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*