Le Lucullus du dimanche #50

Amis gourmands bonjour,
La semaine écoulée fut riche d’informations.
Tout d’abord un petit coup de gueule envers des gens qui, pour réaliser quelque chose avec des aliments se prennent pour des cuisinier.
Voilà des gens fier de vous dire qu’ils ont réalisé un boeuf bourguignon saignant. Ce fut ce que vous voulez sauf un bourguignon. Même en cuisine on appelle un chat un chat et des imposteurs des imposteurs.
Non pas que ce qu’ils ont réalisé soit mauvais, loin de là, mais avoir le culot de crier au génie je suis plus que réticent.

Dans le journal 20 minutes du 23 octobre madame Melka, chef cuisinier parle de se rapproprier la cuisine.
L’aurait elle perdu? Moi non
Dans le même article monsieur Stassart, directeur culinaire, bonjour les chevilles, nous parle de création artistique.

Je pensais que le but premier de la cuisine c’était de nourrir les convives et non pas vouloir faire de l’art.
Cette même personne, je cite, avoue s’intéresser plus à la transformation des aliments qu’à la qualité du produit
. Cela ne m’étonne pas vraiment.

L’article de Stéphane Leblanc s’intitule Miam, c’est beau.
Mais encore?, suis je tenté de lui répondre.
Si cependant vous êtes tenté de ce genre de chose vous pouvez toujours aller au palais de Tokyo à Paris; ce centre culturel vous propose de manger ce type de plat pour 60 ou 80 €. si vous le faite en plus alors il ne vous en coutera que 20€.
20 € pour faire sont plat? Mais en province pour ce prix là vous avez un vrai repas fait par de vrais cuisiniers dont les chevilles ont une forme normale et un égo tout ce qu’il y a de plus classique.

Il serait peut être temps de revenir aux bons classiques, même revisités mais revenir à une cuisine qui nourrit son homme.
Le quotidien gratuit « Direct soir » m’a donné le plaisir de lire un article sur un amateur doué que j’aime à regarder sur Cuisine TV. Il s’agit de Laurent Mariotte. Voilà un journaliste passionné de cuisine qui est allé passer son CAP de cuisinier afin de mieux assouvir sa passion.
Pourquoi un amateur de cuisine, a t-il ressenti le besoin d’en faire plus?
Laurent Mariotte raconte que l’élément déclencheur fut son rachat de la ferme de ses grands parents. Là où ses derniers lui on donné le goût du produit sain cueilli dans le potager. Muni de son CAP, cet homme, qui ne se prend pas pour un chef, concocte en direct et en 24 minutes des petits plats sympathiques et originaux à la portée de tout un chacun.
Une leçon à méditer pour nos pseudo Andy Warhol des cuisines.

La bonne réponse est la sienne. Il faut arrêter de vouloir faire de l’art, là où il n’y en a pas. La vraie cuisine ne se fait pas dans les musées ou les centres culturels mais dans une cuisine fut elle celle d’un restaurant.

Je comprends qu’un restaurant veuille en faire plus , ne pas donner à ceux qui viennent y dépenser leur argent le plat qu’ils pourraient très bien faire chez eux en toute facilité mais je n’ai jamais entendu un vrai cuisinier se prendre pour un artiste. Les Rebuchon, Gagnaire, Bocuse ne se prennent pas pour des Michael Ange ou des Léonard de Vinci.
Chacun son atelier. Arcimboldo au musée et Vidal en cuisine

L’humilité sied aux grands, certains, qui ne le sont pas, devraient en prendre de la graine.

Sur ces quelques mots je vous souhaite une excellente semaine
PS: la semaine prochaine point de billet pour cause de vacances au bord de mer

Gastronomiquement Votre, Lucullus

Le site de la Confrérie des amis de Lucullus

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