Le Lucullus du dimanche #51

Amis gourmands bonjour,
Aujourd’hui 1 novembre, c’est La Toussaint chez nous.
Souvent synonyme de recueillement à la mémoire de nos disparus, la Toussaint, a aussi pour symbole le chrysanthème.
Décors colorés de nos cimetière le chrysanthème n’est pas toujours symbole de tristesse.
En Asie par exemple il n’est pas lié à la mort et participe même à égailler les plats. Les célèbres beignets de chrysanthèmes de la cuisine chinoise sont là pour l’attester. Pour les avoir dégustés, je peux vous assurer que c’est un régal.

Par ailleurs et pour fuir une certaine morosité voici de bonnes nouvelles, enfin du moins peut on l’espérer, de notre exécutif bruxellois.

Ce dernier s’aperçoit que la crise de l’agriculture et la baisse des produits agricoles ne profitent pas aux consommateurs.
M’est avis que si ces gens faisaient plus souvent les courses par eux même, ils seraient depuis longtemps au courant du phénomène. Enfin vaut mieux tiare que jamais disait un pape de mes amis.

Bref la commission européenne a proposé le 28 octobre dernier de durcir les contrôles sur la baisse des prix et sa répercussion sur le panier de la ménagère. Certes cela va prendre un certain temps et ne doutons pas que pendant celui ci les fameux intermédiaires vont pouvoir engranger non pas du foin mais du blé si vous voyez ce que je veux dire.

Le texte proposé stipule, parlant des baisses des produits agricoles:
« Ces fluctuations ont nui aux producteurs agricoles et ne permettent pas aux consommateurs de bénéficier de conditions équitables. »

Le taux de variation atteint ainsi un record de 70 % pour l’eau minérale, 58 % pour le pain blanc, 49 % pour les œufs, 48 % pour la crème glacée et 44 % pour le bœuf haché.

Bruxelles propose de lever les obstacles au commerce transfrontaliers pour les produits agricoles.
Je croyais que nous étions dans la libre circulation des produits et des biens?
Nous aurait on menti à l’insu de notre plein gré?
Y aurait il de vilain lobbies dans l’agro alimentaire?
Je n’ose y croire!

Mais de qui se moque t-on?
Passe encore que Bruxelles n’écoutes pas les associations de consommateurs qui crient sous leur fenêtres depuis des années mais comment ne peuvent-ils pas entendre les hurlements de colères des agriculteurs et pas seulement des français.

La trop fameuse industrie agroalimentaire tient bien plus de l’industrie que de la production agricole.
Demain ces gens qui vous vendent du boeuf des oeufs et du fromage vous vendront tous aussi bien des voitures que des panneaux solaires avec la même arrogance.

Je les crois même capable de vendre père et mère pour du pognon.
L’argent n’a pas d’odeur paraît il mais comme dans un célèbre album d’Astérix (le chaudron), celui ci pourrait bien sentir un jour les oignons, nos oignons, Dès fois qu’il nous prenne de nous en mêler de nos oignons.

Chers amis il faut bien prendre conscience qu’on nous vend souvent à prix d’or ce qu’on a pratiquement extorqué à nos agriculteurs.
Non pas que ceux ci soit de tendres agneaux innocents, n’exagérons pas. Il faut néanmoins remettre les choses à leur place et nous interroger sur nos pratiques d’achats et de consommation.
Après tout si la fameuse industrie agro alimentaire nous gave de produits dérivés et transformés, hors de prix, c’est bien parce que nous sommes prêts à les ingurgiter sans nous poser de question.

Ventre affamés n’a pas d’oreille dit on, mais voilà, on est pas des affamés bien au contraire.
Se pourrait il que ventre gavé n’ait pas de conscience?
Là aussi il convient de nous remettre moralement en question.

Les moutons ne sont pas que dans la bergerie et Rabelais, avec Panurge, nous l’a déjà enseigné il y a bien longtemps. La mémoire nous manque parfois cruellement.

Sur ces quelques mots je vous souhaite une excellente semaine
Gastronomiquement Votre, Lucullus

Le site de la Confrérie des amis de Lucullus

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