Le lucullus du dimanche #53

Amis gourmands bonjour,
Je voulais vous parler de plusieurs choses cette semaine et certaines étaient polémiques.
Dénoncer des pratiques mauvaises, s’interroger sur l’opportunité de telles ou telles techniques innovantes, discuter des textes européens en matières d’emballage et d’étiquetage, c’est bien, c’est utile.
En quelques mots, suivre l’actualité c’est nécessaire dans le monde de vitesse et de réglementations dans lequel nous vivons.

Mais voilà, j’ai appris cette semaine que l’on fêtait la journée mondiale de la gentillesse.
Encore une journée mondiale me direz vous. Certes, mais celle ci m’interroge. Comment et pourquoi en est on arrivé à vouloir célébrer cette vertu.
Pourtant quoi de plus gentil, aimable, amical que de partager un repas en famille ou avec des amis et pourquoi pas un inconnu.
Car c’est une symbole fort que celui de partager son repas avec quelqu’un de connu et à fortiori un inconnu. C’est lui faire don de la vie ou tout d’un moins des moyens de subsistance.

Et encore une fois, je me dis qu’il n’y a peu de moment plus important que de s’assoir à une table avec des gens qu’on aime bien et de se nourrir ensemble. Tout de suite, les langues se délient et les remparts tombent et l’amitié s’installe.

Deux aphorismes de Brillat Savarin me plaisent particulièrement
Celui qui reçoit ses amis et ne donne aucun soin personnel au repas qui leur est préparé, n’ est pas digne d’ avoir des amis.

Convier quelqu’un, c’ est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous notre toit.

Je crois qu’on trouve là autour de l’idée de partage tout un monde de convivialité, de gentillesse et je dois dire d’amour.
Ce sont là, il me semble, des attitudes hautement symboliques.

Pourquoi vous raconter cela?
En fait, cela m’est venu en tête après avoir préparé le repas des 20 ans de mon fils cadet, alors que je le regardais déguster le plat tant espéré par lui.
Cela m’a trotté dans la tête une bonne partie de l’après midi et je me suis dit que j’avais passé là un moment rare de bonheur.
Certes fêter les 20 ans de son enfant est toujours un moment fort mais, égoïstement je dois dire, donner du bonheur et de la gentillesse c’est recevoir en retour le bonheur et la gentillesse de dclui à qui on en a fait cadeau. C’est un autre partage, on ne peut plus important, que celui de la gentillesse; l’amitié, l’amour réciproque.
La chanson disait … si tous les gars du monde se donnaient là main…
Imaginez un instant s’ils pouvaient s’assoir autour du même repas. Sacré tablée!

Sur ces quelques mots je vous souhaite une bonne semaine
Gastronomiquement Votre, Lucullus

Le site de la Confrérie des amis de Lucullus

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