Le Lucullus du dimanche #68

thon rouge Amis gourmands bonjour,
Le feuille-thon continue
Le Japon ne se pliera pas à une interdiction totale du commerce international du thon rouge de l’Atlantique si elle est imposée, telle a été la déclaration du vice-ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Masahiko Yamada, cité par l’agence Kyodo.

Le thon rouge est vendu jusqu’à 300 dollars le kilo et représente donc une manne inestimable pour les poissonniers nippons. Le prix d’un poisson entier pouvant même atteindre 100.000 dollars.

Faire des propositions pour améliorer la restauration de nos futurs diplômés tel était le challenge, la réflexion que devaient mener Jean-Pierre Coffe et Jean -Robert Pitte. Si le premier n’est plus à présenter le second est géographe, spécialiste de la gastronomie et ancien président de l’université Paris-IV. A ce titre et depuis novembre dernier, ces personnes ont rencontré les étudiants mais aussi le personnel d’une dizaine de restos U. un rapport non dénué d’intérêt a été publié et que vous pouvez lire en format pdf à cette adresse.
http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2010/19/5/Rapport_PITTE_COFFE_139195.pdf

Ainsi donc on peut être étudiant et manger autre chose que des burgers, des pizzas, des paninis et autres kebabs frites?
Incroyable mais vrai et heureusement qu’il en est ainsi.
Ce petit rapport préconise d’introduire dans la restauration un peu de diététique et surtout, par l’exemple, une introduction ou un rappel au goût, ce qui me semble être le B A BA et la logique même.
Il faut quand même savoir que ce sujet est d’importance tant pour le CNOUS que pour les CROUS qui en dépendent mais la route est encore longue.

Je cite le rapport
« L’enseignement supérieur forme peut-être des savants, mais des indigents du goût et du plaisir !. »

Une idée sympathique est que les achats en produits frais de types fruits et légumes puissent se faire au près d’AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne). Voila une moyen de pratiquer la locavore.

Le bouchon sans goût de bouchon, une rêve?
Quel drame d’ouvrir une bonne bouteille en famille ou avec des amis et de s’apercevoir que celle ci est imbuvable car bouchonnée. Certains ont pensé remplacer le bon vieux bouchon de liège par du synthétique mais voilà, car il y a toujours un mais, la mauvaise capacité de conservation du vin de ce type de bouchon laisse un goût qui pour ne pas être de bouchon et tout autant déplaisant.

Depuis quelques temps, on trouve de plus en plus de bouchons en plastique sur les bouteilles de vin. Pourquoi ? C’est moins cher et ça évite le goût “bouchonné”. Mais le problème de ces bouchons de synthèse, c’est leur mauvaise capacité de conservation du vin, plan sur lequel le liège est imbattable.
La solution existe peut être grâce à une société des Pyrénées-orientales, Oeneo pour la citer. Cette société a réussi à purifier chimiquement le liège, là il faut voir comment, en lui ôtant 150 molécules. Le procédé DIAM a été primé en 2004 à Vinatech.
Pourquoi n’en parler que maintenant? Tout simplement parce qu’en 2010 cette société, aidée par la région Languedoc-Roussillon, veut créer des bouchons à “perméabilité contrôlée”. Contrôlée pour permettre à chaque type de vin de respirer juste ce qu’il doit pour notre plus grand plaisir.
Une affaire à suivre donc.

Sur ces quelques mots je vous souhaite une excellente semaine.
Gastronomiquement Votre, Lucullus

Le site de la Confrérie des amis de Lucullus

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