Le Lucullus du dimanche #91

Amis gourmands bonjour,
Chaque grande enseigne d’hyper marché tente de nous convaincre de ces bonnes intentions en matière de qualité alimentaire. Cette semaine, c’est Carrefour qui a décidé de faire savoir que ces produits d’élevages, comme les poissons, sont garantis ne pas avoir été nourris avec des aliments de type OGM. 300 produits vont ainsi être estampillés. Le souhait de Carrefour serait de pouvoir étendre ce genre d’étiquetage aux produits laitiers. Selon l’IFOP, 96% des français réclamerait un étiquetage en cette direction. Une meilleure information est toujours intéressante, dont acte, en espérant que ce genre d’étiquetage se généralise.
Pourquoi donc ne pouvait on pas le savoir plus tôt? Tout simplement par absence de réglementation, mais un décret, en la matière, du Haut Conseil des biotechnologies devrait prochainement être promulgué.

Paris retrouve sa bière, la Galila. Celle ci avait disparu depuis 1980 après 120 ans d’existence. Ce sont deux jeunes de 26 et 27 ans, issus de la même école de commerce, qui ont eut l’idée fort intéressante de relancer cette tradition. Mais la question d’importance est des avoir quelle type de bière nos nouveaux brasseurs ont-ils concocté?
C’est une Pils, bière blonde vive est agréable à boire à tout moment de la journée. En Europe, se sont les tchèque les rois de la pils, et c’est un brasseur tchèque qui d’ailleurs, la prépare. Le but étant de rapatrier la production en France en 2015. Une production de bière ambrée brassée en France est attendue pour 2011.
Bon courage donc à nos deux aventuriers de la brasserie.

Nous voici aux portes de novembre, en plein milieu de l’automne. La saison de la courge, de la pomme de terre, des poireaux, du céleri, du choux, bref la saison des bonnes soupes faites à la maison.

Novembre c’est aussi un moment pour préparer le printemps à venir. Du 6 ua 14 novembre au parc floral de Vincennes se tiendra le salon Marjolaine, salon pionnier du bio. De bonne idées à prendre pour son jardin.

Il est parfois intéressant de se pencher sur les fluctuations des prix agricoles et à ce qui les motivent. On comprend mieux pourquoi d’un seul coup le prix des œufs s’envolent ou pourquoi le prix du porc sur nos étals reste stable.

Le prix des céréales a continué à grimpe en septembre de 6,2% soit une hausse de 78,3% en 3 mois. La cause en est une forte demande et une exportation russe réduite.
Le prix des œufs quant à lui a grimpé de 28,3% en septembre par diminution de l’offre. Les aviculteurs ayant, précipité la mise au rebuts des poules.
Le prix du porc reste stable car nos éleveurs font face à une concurrence forte des éleveurs allemands et bloque donc notre production sur le territoire national, engendrant de se fait une compétition plus forte entre nos éleveurs et donc une baisse ou une stabilisation des prix. Mais en règle générale le prix de la viande a peu fluctué (1,6%) la filière œuf et bœuf soutenant la tendance.
Pour vous dire que le marché de l’agriculture est mondial, il faut suivre le marché de Chicago pour l’établissement des prix pour les production agricoles de type céréales. Le marché fluctue de jour en jour et même d’heure en heure selon les annonces politiques.
Vendredi 15 h gmt le prix du boisseau (25kg) de blé, livraison décembre s’établissait à 7,18 $ contre 6,7075 une semaine plus tôt. Les prix étaient en hausse également sur le soja et le maïs. On voit bien qu’il s’agit d’une économie mondiale tirée vers le haut ou le bas en fonction des aléas climatiques dans le monde et par la demande et/ou la production, chinoise, russe, européenne. La véritable guerre des monnaies que se livre les chinois, les américains etles européens a une réelle influence sur les prix agricoles du monde entier.
Ne croyez pas que nos producteurs ou éleveurs soient à la traîne bien au contraire. Les exportations français agricoles sont très importantes, et la lutte est rude entre l’éleveur du centre de la France et celui du nord de l’Italie.

Dans la filière lait il en est de même et depuis le 18 octobre il a été créé un marché à terme clairement en direction des industriels et des centrales d’achats mais donc aussi des petits producteurs qui pourront ainsi connaître enfin, à l’avance le prix de leur lait sur le marché qui est lui aussi international. Ce marché est à contrats. Un contrat équivalent à 24 tonnes de lait en poudre soir l’équivalent de 500 000 litre de lait. Le fait que l’on puisse passer des contrat va permettre la contractualisation des achats et ainsi donc une stabilisation des prix surtout pour nos producteurs. Je rappelle que chez nous les prix sont fixés au mois, voir à la semaine, alors que, par exemple, en Allemagne ils le sont à l’année garantissant ainsi une meilleure stabilité de revenu aux producteurs.

Sur ces quelques mots je vous souhaite une excellent semaine.
Gastronomiquement Votre, Lucullus

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