Seychelles que j’aime (Part five)

Allez je continue sur ma lancée car il ne faut pas resté au bord du gué et passer le Rubicon
M’enfin comme disait mon pote Gaston.
J’ai bien un autre pote, Anaxagore de son petit nom, mais je ne suis pas sûr que vous compreniez plus le grec ancien que moi
Bref comme disait Pépin.
Non ce n’est pas un autre pote, faudrait voir à suivre un peu
Rejoignons donc Sam et François…

Les ayant accueillis, nous avons visité la ville de façon plus conséquente. Nous promenant à pied, l’appareil photo en bandoulière. Il y avait beaucoup de magasins pour touristes, vendant cartes postales, autocollants et autres colifichets en coquillages. Nous avons trouvé là plusieurs objets bizarres. Des mâchoires de requins de différentes tailles mais surtout les fameux « Cocofesses » des Seychelles.

Le cocofesse, qui ne pousse qu’au Seychelles, est en fait une noix de coco jumelée et il est vrai, qu’une fois débarrassée de sa gangue de copra, elle ressemble à une jolie paire de fesses. Les artisans locaux poussent même le détail au maximum en laissant subsister, à la jointure des deux noix, une touffe de poils triangulaire d’un réalisme tout à fait suggestif. Autres curiosités dénichées furent les toilettes publiques, ou tout au moins leurs portes. Le côté Messieurs est repéré par le dessin d’une superbe banane, alors que, le côté Dame, lui, l’est naturellement par des cocofesses.

Après avoir laissé errer nos pas, uniquement guidés par le hasard, de ci de là dans la ville, nous avons repris l’Austin pour nous promener par la seconde route quittant Victoria. Là encore ce ne fut que ravissement des yeux et senteurs délicatement parfumées. Là encore, ce fut la forêt luxuriante entourant des panoramas saisissants. Partout où le regard se portait, j’admirais les cocotiers, les magnolias, les flamboyants, les bananiers, les manguiers, les rhododendrons sauvages et les arbres à pain.

Le fruit de l’arbre à pain se présente sous la forme d’un gros melon allongé aux extrémités. Sa peau, verte, est recouverte de petites écailles formant un damier, dont le centre est proéminent. Ce fruit qui est servi en accompagnement de certains mets ou en apéritif, se coupe, une fois pelé, en frites assez grosses. Son goût légèrement sucré s’apparente un peu au pain anglais ou à de la brioche.

L’heure du repas approchait et notre joyeuse équipe rejoignit l’hôtel. Là encore ce ne furent que gâteries en abondance. Cocktail aux fruits, coquillages, fruits de mer, brochettes et grillages, pour finir par des fruits exotiques.

Sam et François préférèrent partir l’après-midi pour une balade. Moi, je décidais de rester pour quelques heures de farniente sur la plage, et bénéficier des services de la maison. Nous étions bien une vingtaine de marins, tant de la Jeanne que du Forbin, dans l’hôtel. Tout ce beau monde se retrouva sur la plage pour s’essayer aux joies du ski nautique. Ce furent alors de grands éclats de rire et de galéjades, devant les essais, infructueux, de certains d’entre nous. Pour ma part, je ne fus pas très fringant sur les planches, aussi, je les abandonnai vite pour tâter du parachute ascensionnel.

Le principe est simple et le résultat époustouflant. On passe un harnais au dos duquel est attaché un petit parachute préalablement déployé sur la plage. A l’avant, un mousqueton. Celui-ci est relié par une corde à un canot à moteur, qui, comme pour le ski nautique, tire l’ensemble. Après avoir fait quelques pas en courant, une fois le hors-bord en marche, le vent relatif créé ainsi s’engouffre dans le parachute qui monte tel un cerf-volant. Entraînant donc le « passager » dans les airs.

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