Seychelles que j’aime (part three)

Bon, vous êtes toujours là?
C’est bien sympathique de votre part
Alors je reviens vous conter la suite des aventures

Reprenant notre route nous découvrîmes de petites baies magnifiques où la mer venait doucement mourir sur des plages de sable fin comme de la farine. Plus loin, la route s’élevant, nous avons eu la chance d’avoir une vue assez globale de la baie principale où était mouillée la Jeanne face à Victoria.

De là, notre regard pouvait appréhender la multitude des petites îles environnantes, qui constellaient la mer de jolies taches de couleurs multicolores.
Il me faut ici préciser que l’archipel des Seychelles est d’origine volcanique, et que pour peu que la végétation fut moins abondante ou qu’il n’y en eut point, le sol donnait à voir sa belle coloration ocre qui flamboyait au soleil. Il nous fut également possible de remarquer quelques kilomètres plus loin, alors que nous étions encore dans les hauteurs, sur une sorte de corniche, une barre qui dans une élégante courbure reliait un îlot d’où émergeait une superbe demeure, à l’île principale de Mahé.

Quelques explications pour toi Ô lecteurs attentifs
Une barre est généralement un récif corallien affleurant la surface de la mer et sur lequel viennent déferler la houle ou les vagues. Cela provoque à la surface des flots, un moutonnement blanc très caractéristique. Celle ci très fine pouvait laisser croire qu’il s’agissait d’un chemin recouvert de sable.

Toute cette nature merveilleuse, me donnait un peu le tournis. Comme il était agréable, après les vastes étendues de sable surchauffé de l’Afrique et les non moins vastes platitudes de l’océan indien dans ces parages, de pouvoir contempler la nature sauvage qui nous entourait.

Nous avions amené du bord quelques provisions afin de ne pas s’attarder longtemps dans un quelconque restaurant. Eric et moi nous nous sommes donc installés dans une petite crique, à l’abri des cocotiers pour prendre notre collation. La légère brise qui venait de la mer nous permit de passer là un agréable moment. Cet endroit était un ravissement pour les yeux. Pour arriver ici, la route était redescendue en pente douce depuis les hauteurs. Elle avait ensuite serpenté dans un sous bois, traversé un petit hameau, pour finir au détour d’un virage, par aborder cette crique. Là, dans un renfoncement, entre deux avancées de pierres ocre, nous était apparue une petite plage où les cocotiers venaient baigner leurs palmes. L’endroit était idéal pour nous reposer alors que le soleil était à son zénith. Tout en marchant dans le sable, j’en remarquai une fois encore l’extrême finesse.

Nous avons ensuite fait demi-tour afin de rentrer à l’hôtel pour nous changer et aller nous baigner. Au passage, nous avons tout de même pris le temps de flâner dans la capitale alors que le ciel se chargeait de gros nuages noirs venus de l’intérieur des terres. Nous étions à peine arrivés à notre hôtel, qu’un déluge s’abattit sur nos têtes. Il est vrai, et je pus le vérifier souvent de par le monde, au niveau de l’équateur il pleut tous les soirs vers cinq heures. Et lorsque je dis « Il pleut », je devrais dire qu’il tombe des hallebardes. Cette pluie tiède et bienfaisante ne dure qu’une demi-heure pendant laquelle, pratiquement toute activité extérieure s’arrête. Après vient la douceur, l’apaisement suit la chaleur de l’après-midi et la soirée s’annonce reposante.

Nous n’eûmes que le temps de prendre un petit bain, de nous changer, et il fallut nous rendre à l’embarcadère du port pour rejoindre Sam et François qui, certainement, attendaient avec impatience la fin de leur service et avoir ainsi la possibilité de nous retrouver pour passer la soirée. Alors même que nous arrivions, le canot (*) déversait son lot d’occupants sur le quai. François et Sam, beaux comme des sous neufs, me rejoignirent. De son côté, Eric retrouva des motels O.M.S. Prenant place dans la voiture, nous sommes partis en quête d’un restaurant dans Victoria. L’air doux et le ciel étoilé laissaient espérer une belle soirée.

(*) Canot : Lire canote. C’est une petite embarcation permettant de faire des navettes entre le bord et le quai. En langage imagé on parle de barcasse.

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