Tu seras médiocre, mon fils

Pour ne pas casser le moral des gosses de seconde, première, terminale qui se démotivent à force de mauvaises notes, une expérience est menée dans le but de trouver « des alternatives au système actuel qui n’incite que trop la jeune génération à la compétitivité malsaine » (sic).

Cette expérimentation consiste pour le professeur à fournir, une semaine avant le devoir surveillé, le contenu dudit devoir à ses élèves. Les exercices vus et revus en classe sont notés sur 16 points et une question surprise de 4 points est ajoutée pour arriver à 20.

Après avoir sabordé une génération entière à la méthode globale, les chercheurs et professionnels de l’enseignement adeptes du colloque stérile ont donc pondu leur dernière nouvelle. Le pire ? Elle est déjà en action en haute-normandie.

Je vais peut être passer pour un réac’ mais : Où passe l’apprentissage du goût du travail et du plaisir de la réussite[1] si le boulot est mâché avant même d’avoir été engagé ? Et c’est quoi cette histoire de compétition malsaine ? Ils se sont fait taper sur la gueule en cours de récrée nos « colloquiens » pour en trouver des pareilles ? C’est le complexe du premier de la classe ?

Tout allant décidemment dans le bon sens, voici en l’attente quelques pistes pour les prochains colloques :

  • – Peut-on espérer que les enfants peu doués pour le sport puissent-être un jour équipés de segways, par exemple, pour suivre les meilleurs lors des courses à pieds, et ne pas avoir de mauvaise note démotivante ?
  • – Aura-t-on la chance, dans le cadre d’une prochaine expérimentation, de laisser toute latitude à l’enfant d’écrire comme il veut en classe de français à la seule condition qu’il énumère clairement sa pensée ?
  • – Ne pourrait-on pas fournir aux élèves des classes de sciences naturelles, dès le le début d’année scolaire, l’ensemble des croquis à réaliser dans le courant de l’année (muni des légendes, titres et explications) qu’il n’auront plus qu’à colorier ?
  • – Est-il inconvenant d’envisager un jour une école sans devoirs à faire chez soi ? N’est-il pas préférable de les laisser à la charge de l’enseignant qui ne fournirait le corrigé qu’une fois par semaine ?

Notes

[1] Je ne parle pas ici de réussite professionnelle ou matérielle mais juste de la satisfaction d’être arrivé à réaliser quelque chose

Tadpu

Amatrice éclairée de nouvelles technologies. J'espère que mes quelques articles vous distrairont et vous éclaireront. Rédactrice de tadpu.com

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