Un emploi… à vie ?

toyota Depuis quelques mois, les politiciens tirent à boulets rouges sur ce qu’ils nomment les déclinologues. Le déclinologue, véritable cassandre de notre époque, n’a d’autre but, à les en croire, que de saper le moral du citoyen lambda, à l’éloigner de son esprit patriotique et à le conduire à douter de la classe politique.

Le déclinoloque insuffle dans l’esprit du franchouillard, encore frémissant des remugles d’une époque dorée, l’idée que le déclin de notre système économique peut être évité en se réadaptant tout en conservant ce qui a fait sa force : un système social efficace doublé d’un état providence.

Las ! Il est lapidé sur l’autel de l’intérêt économique suprême ; chaque néo-libéral s’entend à vouloir nous imposer un modèle ultra-libéral où l’emploi « at will » serait roi, où les bénéfices dégagés par l’activité de l’entreprise servirait prioritairement à gonfler les poches d’actionnaires au lieu d’être réinvestis.

Toutes les têtes sont tournées vers l’ouest et le concept tient en une phrase : « L’emploi à vie, c’est fini ! ». Admettons !

Me vient une question : Pourquoi, alors que le modèle ultra-libéral anglo-saxon est érigé en exemple et présenté comme le seul devenir, ne nous présente-t-on pas la nouvelle facette de l’économie japonaise qui prône l’importance de l’emploi à vie et la rémunération au mérite ?

Est-ce parce que la mise en application de ce modèle s’est accompagné de la suppression des conglomérats d’entreprises liées par des participations financières croisées, et que la remise en cause de ce seul principe risquerait de faire perdre trop d’argent à nos dirigeants (d’entreprises et gouvernementaux) ?

Est-ce parce que culturellement nous, français, ne sommes pas capable de vouer un culte à notre entreprise tel que toutes nos actions puissent être dirigées vers son épanouissement ?

Est-ce parce qu’il met en péril l’idée d’un salaire à l’ancienneté et fragilise le rôle de blocage des syndicats, voire l’existence même des syndicats (à supposer qu’il reste un syndicat digne de ce nom en France) ?

Quoi qu’il en soit, il reste possible de donner priorité au marché sans mépriser la force de travail.

« la seule richesse, ce sont les employés » – Carlos Ghosn

Tadpu

Amatrice éclairée de nouvelles technologies. J'espère que mes quelques articles vous distrairont et vous éclaireront. Rédactrice de tadpu.com

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